Mozambique : "Les groupes djihadistes profitent de la faiblesse des États"

·1 min de lecture

Le 24 mars, des djihadistes ont assailli la ville de Palma située dans la région côtière de Cabo Delgado. L'attaque a par la suite été revendiquée par l'État islamique. Jusqu'ou le conflit pourrait-il s'étendre ? Analyse de la situation avec Marc-Antoine Pérouse de Montclos, spécialiste des luttes djihadistes en Afrique.

Après le Sahel et la Corne de l'Afrique, c'est maintenant au tour du Mozambique. Ces dernières années, l'Afrique est devenue le nouvel espace de groupes jihadistes, qui s'implantent au niveau local en se jouant de la faiblesse des États. C'est ce qui s'est passé samedi 24 mars à Palma dans l'extrême nord-est du Mozambique. Le groupe djihadiste Shebab, affilié l'Etat Islamique, a assailli cette bourgade laissant dans son sillage incendiaire des dizaines de milliers de personnes, dont 350 000 enfants qui ont fui les violences.Dans un communiqué publié sur l'un des sites de propagande de l'Etat Islamique, le groupe jihadiste a déclaré avoir attaqué "des casernes militaires et des quartiers généraux du gouvernement". Il a également dit avoir pris le "contrôle de la ville" et fait état de la mort de dizaines de militaires "de l'armée mozambicaine et de chrétiens, dont des ressortissants d'États croisés", en allusion à des pays occidentaux. Les journalistes ne sont pas autorisés à suivre l'armée mozambicaine, et de fait, très peu d'informations transparaissent.Contrôlant le port stratégique de Mocimboa da Praia depuis août 2020 - crucial pour l'arrivée...

Lire la suite sur Marianne

A lire aussi

Motion de défiance contre la direction de 20 Minutes : "On va droit dans le mur"

20 départements sous "surveillance renforcée", pas de mesures immédiates : les annonces de Castex

"Un pull à 20 euros, c’est ce que je mange en une semaine" : ce que coûte le Covid aux Français

"Je ne supporte plus les écrans, je veux rencontrer les gens en vrai" : c'est quoi, avoir 20 ans, en 2020 ?

La racialisation de la question sociale, une impasse : rendez-vous le 20 septembre place de la République