Mozambique : appel à libérer un journaliste emprisonné pour un reportage sur des attaques djihadistes

franceinfo avec AFP
Une quarantaine d'organisations des droits de l'Homme et de la presse ont demandé jeudi 11 avril la "libération immédiate" d'un journaliste mozambicain, arrêté début janvier 2019 dans le nord du Mozambique. Il couvrait les violences liées à une insurrection islamiste qui sème la terreur depuis un an et demi dans cette région.

Plus de trois mois après son arrestation et son emprisonnement, Amade Abubacar n'est toujours pas fixé sur son sort. Selon les ONG qui appellent à sa libération, le reporter est "un prisonnier de conscience uniquement détenu pour son travail".

"Nous appelons les autorités mozambicaines à libérer immédiatement et sans condition" Amade Abubacar et à "permettre à tous les journalistes de travailler librement et en toute sécurité", écrivent les organisations dont Human Rights Watch (HRW), Amnesty International et Reporters sans Frontières (RSF) dans un communiqué commun.

Le journaliste, salarié d'une radio locale (Rádio e Televisao Comunitária Nacedje de Macomia), a été interpellé le 5 janvier par la police alors qu'il interrogeait les habitants d'un village attaqué par des islamistes et d'où ils avaient fui en laissant tout derrière eux.

Depuis, il est détenu au centre pénitentiaire de Mieze, dans la province du Cabo Delgado (nord). Sa famille n'est pas autorisée à lui rendre visite, selon les organisations signataires du communiqué. De plus, il est privé de nourriture et de soins, selon Amnesty International.

Une durée de détention dépassée

Amade Abubacar n'a pas encore été formellement inculpé et la date de son procès n'a pas encore été fixée. Or, la loi mozambicaine prévoit qu'en l'absence d'inculpation, la durée de la détention ne peut pas excéder 90 jours. Cette durée a été dépassée début avril.

La détention du reporter "viole par conséquent la constitution (...)

Lire la suite sur Franceinfo

A lire aussi