Moyens, effectifs, conditions de travail... Pourquoi tout l'hôpital public est en grève ce jeudi

franceinfo avec AFP

Des médecins aux aides-soignantes, des doyens aux étudiants, c'est un hôpital public à bout de souffle qui est appelé à manifester, jeudi 14 novembre, pour exiger davantage de moyens et d'effectifs, pendant que le gouvernement peaufine un "plan de soutien" très attendu. Sous pression budgétaire depuis des années, portée à ébullition par la grève des urgences, la Cocotte-Minute de l'hôpital a fini par exploser.

L'appel à une "grande manifestation", lancé il y a un mois par le nouveau collectif Inter-Hôpitaux, a fait le plein de soutiens. A commencer par le collectif Inter-Urgences, à l'origine d'un mouvement social inédit, débuté en mars à Paris et qui s'est étendu à tout le pays, avec encore 268 établissements touchés lundi.

Franceinfo vous explique les raisons de cette mobilisation, qui pourrait être d'une ampleur inédite.

Parce que la situation est critique

"L'hôpital public s'écroule". C'est le constat formulé, dans une tribune au Monde, par 70 directeurs médicaux de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP). "Nous ne sommes plus en mesure d'assurer nos missions dans de bonnes conditions de qualité et de sécurité des soins", s'alarment les signataires, avant de détailler les problèmes : réductions budgétaires, fermetures de lits et de salles d'opération, postes non pourvus, surcharge de travail, épuisement des soignants.

Dans Le Parisien, ce sont 2 000 professionnels de la (...)

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