Moyen-Orient : voici les conséquences du retrait américain dans la région

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À l'heure où la prise de conscience du déclin relatif de la puissance des États-Unis s'impose peu à peu, les acteurs régionaux du Moyen-Orient s'apprêtent à remplir le vide stratégique laissé par le départ des forces américaines. Deux facteurs majeurs ont contribué au recul des États-Unis dans la région.

D'un côté, la rivalité de puissance engagée entre Washington et Pékin s'est exacerbée ces dernières années. Depuis 2008 et l'annonce du pivot vers l'Asie par Barack Obama, les Américains sont préoccupés par l'endiguement de la Chine, qu'ils exercent via le soutien à la sécurité et à la défense du Japon, de Taïwan, de la Corée du Sud, et aussi via le dialogue stratégique et diplomatique avec l'Inde et une partie de l'Asie du Sud-Est. Les États-Unis, de plus en plus mobilisés par ce front, ont aujourd'hui moins de capacités à consacrer au Moyen-Orient. Cette redéfinition des priorités stratégiques a précipité leur retrait d'Afghanistan. D'un autre côté, la stratégie américaine au Moyen-Orient s'est soldée par une succession d'échecs. La "guerre au terrorisme" n'a pas permis de refaçonner le paysage régional conformément aux intérêts de Washington. Quant à la stratégie de pression maximale sur Téhéran employée par Donald Trump, elle s'est révélée politiquement inefficace voire contre-productive, le régime de Téhéran ayant fait la démonstration de sa résilience en poursuivant le développement de son potentiel militaire et balistique et en renforçant sa capacité de projectio...
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