Comment les mouvements de foule se forment-ils ?

© Apaydin Alain/ABACA

Les premières études sur la foule remontent aux années 1960. Le but ? Comprendre comment cette entité instable et mouvante se comporte.

Coiffés d’un casque et vêtus d’une combinaison bardée de capteurs, une dizaine d’individus se poussent les uns les autres. Un peu comme des pendules humains. Cette drôle de scène se déroule en Allemagne, sous l'œil attentif de scientifiques qui étudient les rassemblements afin de prévenir les accidents meurtriers. Le but de cette expérience ? Comprendre comment une poussée anodine peut se décupler et engendrer un mouvement incontrôlable dans une foule compacte.

Pour étudier ces phénomènes, la « fouloscopie » convoque les mathématiques, la physique, la biologie, les sciences comportementales. Par exemple, des spécialistes ont montré qu’une foule marchant dans une rue ressemble à un liquide qui s’écoule – un déplacement lent s’apparentant à un liquide visqueux, tandis qu’une foule agitée évoque un liquide en ébullition.

Ce modèle est convaincant mais moins adapté à la description d’une assemblée peu dense. Pour décrypter les mouvements des piétons, des expériences grandeur nature ont été montées. L'une d'elles invite par exemple 60 personnes équipées de capteurs à marcher dans un couloir circulaire, les unes se déplaçant dans le sens des aiguilles d’une montre les autres dans le sens opposé. Que se passe-t-il ? « Au bout de trente secondes de chaos, des autoroutes de piétons émergent : chaque flux occupe la moitié de la largeur d’un couloir », décrit (...)

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