Le mouvement ultranationaliste turc des Loups gris va être dissous en France

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Le gouvernement français prononcera, mercredi, en conseil des ministres la dissolution du groupe ultranationaliste turc des Loups gris. Ce groupuscule a été pointé du doigt après les récentes rixes ayant opposé communautés turque et arménienne à Décines-Charpieu, près de Lyon.

La dissolution du mouvement ultra-nationaliste turc des Loups gris va être prononcée, mercredi 4 novembre, en Conseil des ministres, a annoncé, lundi, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin devant la commission des Lois de l'Assemblée nationale.

Il s'agit d'"un groupement de faits particulièrement agressifs pour ne pas dire plus", a assuré Gérald Darmanin, dont l'annonce intervient dans un contexte de fortes tensions diplomatiques entre France et Turquie autour du traitement des musulmans en France.

Le groupuscule des Loups gris a été notamment pointé du doigt après des incidents ayant opposé la semaine dernière communautés turque et arménienne à Décines-Charpieu, près de Lyon. Mercredi soir, des forces de l'ordre étaient intervenues dans cette ville, haut-lieu de la diaspora arménienne, pour empêcher 250 membres de la communauté turque, verbalisés finalement pour non-respect du couvre-feu, d'en "découdre" avec les Arméniens.

Une bataille rangée

Le même jour, dans la matinée, une rixe avait opposé ces deux communautés sur l'autoroute A7, au niveau du péage de Vienne, faisant quatre blessés, dont un grave. Une inscription "Loups Gris" a par ailleurs été taguée sur le mémorial du génocide et le Centre national de la mémoire arménienne près de Lyon, profanés dans la nuit de samedi à dimanche.

Ce groupe ultranationaliste, dont le signe de ralliement est un pouce joint au majeur et à l'annulaire, est réputé proche du président turc Recep Tayyip Erdogan, qui s'est récemment interrogé sur "la santé mentale" d'Emmanuel Macron.

Lors de son audition à l'Assemblée, Gérald Darmanin a également indiqué que la dissolution du Collectif contre l'islamophobie en France (CCIF), annoncée dans la foulée de l'assassinat de Samuel Paty le 16 octobre, serait examinée "dans 15 jours".

Avec AFP et Reuters