Moussa Mara : « N’Djamena doit être un moment politique de vérité »

Par Moussa Mara*
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Le sommet du G5 Sahel et de la France à N'Djamena ce 15 février est le
Le sommet du G5 Sahel et de la France à N'Djamena ce 15 février est le

L'opération Barkhane semble, en ce moment, dans le creux de la vague. La perte malheureuse de cinq soldats en une semaine, les difficultés d'opérationnalisation de la force Takuba et celles encore plus grandes du G5 Sahel ont contribué à cette situation. Il y a également l'impression d'un certain enlisement dans la guerre contre le terrorisme. Les éliminations annoncées de terroristes succèdent aux attentats lâches à l'engin explosif improvisé. Malgré les coups subis, l'empreinte terroriste globale se maintient. Elle paraît même se renforcer avec une inclinaison de plus en plus forte de certaines autorités sahéliennes à négocier avec les terroristes. Le contexte de désamour persistant entre la France et les opinions africaines et, cerise sur le gâteau, les sondages qui montrent, pour la première fois, que l'opinion publique française est majoritairement contre l'opération contribuent enfin à assombrir les perspectives de cette opération pourtant demandée par les pays sahéliens et encore bien soutenue par les États concernés.

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Pour l'ex-premier ministre Moussa Mara, les Étas du Sahel doivent "impérativement monter en première ligne et obtenir de (leurs) alliés un accompagnement". © PIUS UTOMI EKPEI / AFP

Des doutes et des questions

C'est le temps du doute et des questions importantes, illustré par de nombreux titres d'articles dans la presse hexagonale et internationale qui sont g [...] Lire la suite