Mourad Farès, l’influent "recruteur de jihadistes" condamné à 22 ans de prison 

1 / 2

Mourad Farès, l’influent "recruteur de jihadistes" condamné à 22 ans de prison 

Pas plus un "gourou", qu'un "recruteur". Tout juste un "facilitateur". Mourad Farès, 35 ans, était jugé depuis lundi devant la cour d'assises spéciale de Paris pour avoir enrôlé des dizaines de Français à partir combattre en Syrie. Il a été condamné dans la nuit de vendredi à samedi à 22 années de prison pour "participation à une association de malfaiteurs terroriste", "direction ou organisation d'une association de malfaiteurs terroriste" et "financement d'entreprise terroriste." 

"Un passeur essentiel de francophones"

Repéré dès 2013 par les services de renseignement, Mourad Farès a encouragé, lors de réunions ou sur les réseaux sociaux, de jeunes musulmans à faire leur hijra - départ en terre sainte -, puis le djihad. Dans le box, l'accusé reconnaît avoir "aidé plusieurs personnes à passer à la frontière", mais prétend que "ce n'était pas une activité à plein temps".

Sur zone, il rejoint Daesh en Irak et au Levant (EIIL), puis le Front Al-Nosra, où il prend un rôle de premier plan à la tête d'un groupe de combattants. "Malheureusement j’ai participé activement à certaines logistiques du groupe", concède-t-il, tout en niant une quelconque "prétention à être chef". 

Cette "version simpliste" n'a pas convaincu l'avocate générale, demandant dans ses réquisitions une peine de 22 ans de prison, assortie d'une peine de sûreté des deux tiers. Si le ministère public a convenu que le Savoyard n'était pas "le plus grand...

Lire la suite sur BFMTV.com

A lire aussi