Moubarak acquitté, le printemps égyptien définitivement envolé

Libération.fr

Il était accusé d’avoir ordonné à la police de tirer sur les manifestants en février 2011 : à 88 ans il pourra couler des jours tranquilles, innocenté par la justice. Dans l’indifférence d’un pays qui sombre.

«Désormais, il est libre», déclare fièrement un vieil homme devant l’élégant hôpital militaire de Maadi, au Caire, où se sont rassemblés en silence quelques partisans. «Il a enfin obtenu justice et ce qui s’est passé jeudi met un terme à cette soi-disant révolution de 2011, qui coûte encore très cher à notre pays», ajoute-t-il avant de lever la tête vers la fenêtre de la chambre de Hosni Moubarak. A 88 ans, l’ancien président égyptien vient d’être acquitté des dernières charges qui pesaient contre lui. En 2012, il avait pourtant été condamné à la prison à vie. Ses avocats ont fait appel. Le procès aura duré quatre ans, avec de nombreux rebondissements. L’ancien président égyptien était accusé d’avoir donné l’ordre à la police de tirer sur les manifestants au cours du soulèvement populaire de 2011. A l’époque, le bilan est très lourd : plus de 850 morts et de très nombreux blessés. Ses co-accusés, son ancien ministre de l’Intérieur et plusieurs responsables des services de sécurité, ont également été acquittés.

Vue sur le Nil. Le 25 janvier 2011, dans la droite ligne de la révolution tunisienne, des centaines de milliers d’opposants au régime du président Moubarak étaient descendus dans les rues du Caire pour dénoncer les violences policières et la corruption. Des manifestations qui ont rapidement essaimé dans les grandes villes, débouchant sur le printemps égyptien. Le 11 février, au terme d’affrontements quasi quotidiens avec les forces de sécurité et après de nombreuses tentatives pour enrayer leur soulèvement, les manifestants célébraient leur victoire : Hosni Moubarak venait d’annoncer son départ. Arrêté, l’ancien raïs égyptien sera rapidement assigné à résidence dans une chambre d’hôpital avec vue sur le Nil, pour des questions de santé. Depuis, il semble (...)

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