Sans moteur, cet avion radiocommandé frôle les 900 Km/h !

Louis Neveu, Journaliste
·2 min de lecture

Voici l’aéronef radiocommandé le plus rapide du monde. Il n’a pas d’hélice, pas de moteur, ni de réacteur. Pour résumer, il ne dispose d’aucune source de propulsion embarquée. Et pourtant, cet appareil vient d’atteindre la vitesse de 882 km/h en n’exploitant rien d’autre que la force des masses d’air en montagne. L’avion en question est un planeur DSKinetic Transonic DP d’une envergure de 3,3 mètres. Constitué de carbone, son profil a été étudié pour qu’il puisse voler le plus vite possible. Et ce 19 janvier 2021, son pilote, Spencer Lisenby a battu le record du monde sur la montagne de Parker Mountain au nord de Los Angeles.

Pour parvenir à cette vitesse similaire à celle des avions de ligne, le vélivole s’appuie sur une technique appelée vol de gradient ou Dynamic Soaring. Il s’agit d’une méthode qui consiste à traverser à répétition l’espace entre deux masses d’air dotées de vitesses différentes. Le pilote réalise des boucles de forme ovoïde pratiquement à la verticale avec des montées en flèche. La vitesse s’accroît de façon importante au moment où le planeur passe d'une masse d'air à l'autre. La vitesse est alors égale à deux fois la différence de vitesse entre les deux masses d’air.

Cette technique de vol de gradient, est loin d’être nouvelle. Dans la nature, l’Albatros l’exploite pour planer sans battre des ailes en plongeant dans le creux des vagues et en remontant au-dessus de leur crête. Une méthode qui lui permet de ne pas dépenser d’énergie, alors que les autres oiseaux de mer utilisent une autre technique appelée vol de pente et qui repose sur l’effet de sol. Pour disposer de conditions favorables au vol de gradient, la montagne est le terrain de jeu idéal en raison des reliefs et de leurs effets sur les masses d’air.

Le pilotage doit être fin et rapide. En une demi-seconde, le planeur peut parcourir plus de 100 mètres et parfois, l’appareil ne se trouve qu’à cinq mètres du sol. Aucune marge d’erreur n’est tolérée. © DSKinetic
Le pilotage doit être fin et rapide. En une demi-seconde, le planeur peut parcourir plus de 100 mètres et parfois, l’appareil ne se trouve qu’à cinq mètres du sol. Aucune marge d’erreur n’est tolérée. © DSKinetic

Des accélérations de 120...

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