Le mot du jour. L’impôt familial, “fardeau” des jeunes travailleurs africains

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Au Kenya comme dans d’autres pays africains, une coutume veut que l’aîné de la famille subvienne aux besoins des siens en versant une partie de son salaire à ses parents mais aussi à ses frères et sœurs plus jeunes. Cela réduit considérablement le salaire disponible des jeunes travailleurs, raconte le Standard.

“Si vous voulez bien saisir les sombres aspects de la ‘black tax’, interrogez l’aîné d’une famille”, conseille le Standard de Nairobi. Au Kenya, comme dans plusieurs autres pays d’Afrique, le premier-né d’une famille se retrouve souvent contraint de redistribuer une partie de son salaire aux autres membres de sa famille. Une pratique répandue et désignée sous le nom de black tax, ou “impôt dissimulé”, une sorte de taxe familiale.

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Sur les réseaux sociaux africains, la mention de la black tax suscite immédiatement un déferlement de commentaires de la part de ceux qui portent ce “fardeau”, raconte le quotidien kényan. “Je fais office de premier-né suppléant, parce que le fardeau était trop lourd à porter pour l’aîné”, témoigne un internaute, tandis qu’un autre réclame une exemption d’impôts. Il faut dire que la charge est parfois importante et pèse sur le confort de vie des jeunes travailleurs, insiste un autre internaute :

Lorsque vous êtes l’aîné, vous prenez soin de vos parents, de vos frères et sœurs, de votre femme, de vos enfants ; de leurs dépenses ainsi que des urgences telles que les histoires de téléphone perdu, les loyers et les courses.”

Des “ravages” pour le salaire disponible

“Bien que la tradition l’exige, cela empêche souvent d’avoir un mode de vie en accord avec son salaire”, note

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