Mossoul : la reconquête de la rive droite progresse

Libération.fr
Un membre des forces spéciales irakiennes croise des civils fuyant les combats dans le quartier d'Al Mansour, dans l'ouest de Mossoul, le 6 mars.

L'armée irakienne avance lentement dans la ville où se trouvent encore de très nombreux civils.

Le bien nommé «Pont de la liberté» sur le Tigre aurait été pris lundi par les forces irakiennes qui avancent dans la partie ouest de Mossoul en direction de la vieille ville. L’objectif est de prendre le contrôle des bâtiments du gouvernement local de la province de Ninive, situés à proximité du pont. La rive droite de Mossoul est constituée de 94 petits quartiers, aux rues souvent étroites et densément peuplées. Les Forces d’intervention rapide, liées au ministère de l’Intérieur, «progressent dans les secteurs de Dawasa et Dindan pour libérer les bâtiments administratifs et ouvrir un passage sécurisé pour permettre aux familles de quitter» leur quartier et fuir les combats, a déclaré à l’AFP le colonel Abdelamir Mohammedawi.

Sous les décombres

Les civils sont surtout exposés aux raids aériens aériens de la coalition et de l’armée irakienne, en appui aux attaques au sol. Une quarantaine d’entre eux, dont 23 enfants, ont été tués lundi dans un immeuble tandis qu’une quarantaine d’autres seraient sous les décombres. Les organisations locales de secours appellent à une trêve des combats pour pouvoir atteindre les blessés.

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La majeure partie des quelque 750 000 habitants de la partie ouest de Mossoul restent sur place, où ils manquent de nourriture et de soins. Les combats ont poussé plus de 45 000 personnes à fuir la ville pour être accueillies dans des camps à proximité, selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). 4 000 civils par jour parviennent à s’échapper depuis le début de l’offensive à la mi-février, souligne l’ONG Handicap International, qui «s’inquiète de la situation de ces populations, exposées aux dangers des restes explosifs de guerre dans leur fuite ou lorsqu’elles retournent chez elles».

«Libération de Rome»

Une opération de communication a été organisée par les forces spéciales (...)

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