"Avec des salles mixtes on revient à l'Islam premier" : à Paris, une première mosquée mixte crée un débat au sein de la communauté musulmane

franceinfo, Jérôme Jadot

"De ce côté ce sont les femmes, et là bas c'est les hommes". À la Grande mosquée de Paris, à l'heure de la prière, c'est chacun son espace. Entrées séparées et salles distinctes, il n'est pas question de prier juste à côté de quelqu'un du sexe opposé. Une fidèle détaille : "C'est un homme qui conduit la prière. Il est dans la grande salle des hommes et on l'entend avec des haut-parleurs. Nous sommes séparés mais ce n'est pas la faute des hommes, c'est la faute des femmes ! Elles crient, elles ramènent les enfants, c'est un peu l'anarchie. Alors que les hommes aiment bien être tranquilles."

En tant que femmes on se retrouve reléguées à des lieux secondaires : des sous-sols, des garages...

Kahina Bahloul

Cette séparation, à la Grande mosquée de Paris, convient à tout le monde, ou presque. Mais elle agace profondément les initiatrices de salles mixtes. Que ce soit celle baptisée Simorgh et qui est inaugurée samedi 7 septembre, ou encore la mosquée Fatima que Kahina Bahloul espère ouvrir dans quelques mois. "Il y a un discours général qui ne répond plus aux défis de notre époque", analyse cette doctorante à l'Ecole pratique des hautes études : "En tant que femmes on se retrouve reléguées à des lieux secondaires. Des sous-sols, des garages... je l'ai déjà vécu et on considère que ce n'est plus acceptable."

Kahina Bahloul (...)

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