Pour Moscovici, la réforme des retraites est indispensable

Sur LCI, le président de la Cour des comptes Pierre Moscovici s’est prononcé en faveur d’une réforme des retraites indispensable pour éviter la baisse des pensions.
Capture d’écran LCI Sur LCI, le président de la Cour des comptes Pierre Moscovici s’est prononcé en faveur d’une réforme des retraites indispensable pour éviter la baisse des pensions.

Capture d’écran LCI

Sur LCI, le président de la Cour des comptes Pierre Moscovici s’est prononcé en faveur d’une réforme des retraites indispensable pour éviter la baisse des pensions.

POLITIQUE - « Ce n’est pas à moi de dire quand il faut faire, ni comment il faut faire… » Ce jeudi 15 septembre, le président de la Cour des comptes Pierre Moscovici s’est exprimé au sujet de la réforme des retraites, expliquant que la France a « besoin » de faire évoluer sa manière de fonctionner. Et cela alors qu’Emmanuel Macron a promis d’agir « rapidement », sans toutefois fixer de calendrier, ni de méthode.

« Si on ne le fait pas, on ne procédera non plus par une augmentation de l’âge en départ en retraite, mais pas une baisse des pensions », a ainsi déclaré Pierre Moscovici au micro de LCI. « Ceux qui disent aujourd’hui ’Ne faisons rien’ sont demain ceux qui proposeront de baisser les retraites. »

Néanmoins, Pierre Moscovici refuse de se prononcer sur la manière dont doit être menée cette réforme. « Je ne suis pas pour le gouvernement des juges », explique-t-il, détaillant son rôle et celui de l’institution qu’il préside, mais en insistant : « la Cour des comptes ne se substitue pas au politique ».

Et de préciser donc ses observations : « Ce que je constate, c’est que notre système de retraites n’est pas financé dans la durée, c’est que le rapport entre les actifs et les inactifs se dégrade. »

Ainsi, Pierre Moscovici appelle à une réforme « concertée, discutée, dialoguée, peut-être progressive ». Et il prévient : « L’éviter n’est pas une mesure sociale, c’est une mesure qui à la fin se révélera antisociale. » C’est en ce sens que le président de la Cour des comptes appelle à mener à bien ce projet, et cela en dépit des oppositions et résistances politiques. « On ne peut pas avoir 100 % des Français qui sont d’accord. Mais apaiser les tensions, agir dans la justice, faire en sorte de rechercher le consensus maximal, c’est la bonne démarche. Et ensuite il faudra avancer. »

À voir également sur le HuffPost :

Vous ne pouvez visionner ce contenu car vous avez refusé les cookies associés aux contenus issus de tiers. Si vous souhaitez visionner ce contenu, vous pouvez modifier vos choix.

Lire aussi