Kherson est « à nous », lance Zelensky, alors que Moscou revendique toujours la zone

MOSCOW, RUSSIA - NOVEMBER 9: (RUSSIA OUT) Russian President Vladimir Putin seen during the award ceremony marking the 75th anniversary of Russia's Federal Medical-Biological Agency (FMBA) at the State Kremlin Palace, November 9, 2022, in Moscow, Russia. President Putin is expected to skip the G20 Leaders Summit and APEC Summit this November. (Photo by Contributor/Getty Images)
Contributor / Getty Images MOSCOW, RUSSIA - NOVEMBER 9: (RUSSIA OUT) Russian President Vladimir Putin seen during the award ceremony marking the 75th anniversary of Russia's Federal Medical-Biological Agency (FMBA) at the State Kremlin Palace, November 9, 2022, in Moscow, Russia. President Putin is expected to skip the G20 Leaders Summit and APEC Summit this November. (Photo by Contributor/Getty Images)

GUERRE EN UKRAINE - Le Kremlin considère toujours que la totalité de la région ukrainienne de Kherson et sa capitale éponyme appartiennent à la Russie en dépit de la retraite de l’armée russe de cette zone dont Moscou a revendiqué l’annexion en septembre.

La région de Kherson « est un sujet de la Fédération de Russie », a affirmé ce vendredi 11 novembre le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov. « Il ne peut y avoir aucun changement », a-t-il ajouté dans le premier commentaire de la présidence russe sur le retrait de ses forces de Kherson annoncé mercredi.

Il a ajouté que la présidence russe « ne regrette pas » la grande cérémonie d’annexion de Vladimir Poutine en septembre lorsqu’il avait proclamé que quatre régions d’Ukraine, dont Kherson, faisaient désormais partie de la Russie.

Défendre « par tous les moyens » les territoires que la Russie considère comme siens

Dmitri Peskov a en revanche refusé de commenter le retrait de Kherson, un revers cinglant, après neuf mois de campagne militaire en Ukraine et alors que cette ville était la seule capitale régionale ukrainienne qu’elle avait conquise. L’annonce du départ de cette ville s’ajoute au retrait en septembre de la région de Kharkiv (nord-est).

Cette décision est d’autant plus remarquable que Vladimir Poutine avait ordonné le 21 septembre la mobilisation de quelque 300.000 réservistes pour consolider justement les lignes russes en difficulté.

Le président russe avait aussi prévenu que la Russie défendrait « par tous les moyens » ce qu’elle considère désormais comme son territoire, brandissant la menace d’un recours à l’arme nucléaire.

Moscou dit abandonner la rive droite du Dniepr, où se trouve la ville de Kherson, pour consolider ses positions de l’autre côté du fleuve, une barrière naturelle. Forte d’approvisionnements militaires occidentaux, notamment le système lance-roquettes de haute précision Himars, l’Ukraine a détruit des lignes d’approvisionnements russes, si bien que l’armée russe a dû se résoudre à cet humiliant repli.

« L’Ukraine gagnera »

La diplomatie ukrainienne a salué ce vendredi « une victoire importante » après l’annonce du retrait russe du nord de la région ukrainienne de Kherson (sud), occupée depuis début mars.

« L’Ukraine est en train de remporter une autre victoire importante en ce moment et prouve que quoi que dise ou fasse la Russie, l’Ukraine gagnera », a affirmé sur Twitter le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Dmytro Kouleba.

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