Moscou espère un accord sur des "zones de désescalade" en Syrie

Le chef de la délégation russe aux pourparlers d'Astana sur la trêve en Syrie a dit mercredi espérer qu'un accord de principe sur la création de quatre "zones de désescalade" pourrait être conclu jeudi entre la Russie, la Turquie et l'Iran. /Photo d'archives/REUTERS/Mukhtar Kholdorbekov

ASTANA (Reuters) - Le chef de la délégation russe aux pourparlers d'Astana sur la trêve en Syrie a dit mercredi espérer qu'un accord de principe sur la création de quatre "zones de désescalade" pourrait être conclu jeudi entre la Russie, la Turquie et l'Iran.

"Il s'agit des zones où des combats très violents opposent les forces gouvernementales (syriennes), le Front al Nosra (aujourd'hui appelé Fateh al Cham, NDLR) et l'opposition modérée", a précisé Alexandre Lavrentiev.

Le négociateur russe a fait cette annonce quelques heures après la décision de l'opposition de suspendre sa participation aux pourparlers qui venaient de reprendre dans la capitale du Kazakhstan, en exigeant l'arrêt du bombardement par les forces gouvernementales des zones sous son contrôle.

"La délégation suspend sa participation après avoir présenté un texte en faveur d'un engagement total sur la fin des bombardements en Syrie", a déclaré Ahmed Ramadan, porte-parole de la Coalition nationale syrienne (CNS).

Un responsable du ministère kazakh des Affaires étrangères a dit s'attendre à ce que l'opposition revienne au deuxième jour des pourparlers, jeudi.

Vladimir Poutine et Donald Trump ont convenu mardi au téléphone d'oeuvrer ensemble à la consolidation d'une fragile trêve en Syrie.

La Maison blanche a parlé dans un communiqué d'une "très bonne" discussion qui a porté notamment sur la mise en place en Syrie de zones de "sûreté" ou de "désescalade".

L'administration américaine a fait savoir que Stuart Jones, sous-secrétaire d'Etat par intérim pour les affaires proche-orientales, serait mercredi et jeudi à Astana en qualité d'observateur.

Le processus d'Astana, qui vise à faire respecter un cessez-le-feu en Syrie conclu en décembre dernier, a été lancé en janvier, sous l'égide de Moscou, Téhéran et Ankara. De nouvelles discussions ont eu lieu à la mi-février et la mi-mars, ces dernières ayant été boycottées par l'opposition.

(Raushan Nurshayeva, John Davison et Oljas Auyezov; Jean-Stéphane Brosse et Tangi Salaün pour le service français)

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