Les mortiers d'artifice, arme «anti-flics» à la mode dans les cités

Le mois dernier, après la mort d'un jeune motard à Villeneuve-la-Garenne, l'achat et la détention d'artifices a dû être interdit à Paris ainsi que dans les trois départements de la petite couronne. / GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP

Ces dernières années, les forces de l'ordre sont tout au long de l'année prises à partie par des jeunes armés de mortiers d'artifice. Cette arme par destination peut occasionner des blessures graves.

Avec les traditionnels pavés et autres boules de pétanque ou cocktails Molotov, ils ont pleinement intégré l'arsenal déjà bien garni des délinquants contre les forces de l'ordre. À chaque épisode de violences urbaines, dans les cités dites «sensibles», les policiers sont désormais confrontés des tirs de mortiers d'artifice.

Dans la nuit de mardi à mercredi, une patrouille de police a encore été prise pour cible à Amiens. La veille, des fonctionnaires étaient blessés cette fois dans des heurts à Argenteuil faisant suite au décès d'un jeune motard deux jours plus tôt. Le mois dernier, après un accident similaire à Villeneuve-la-Garenne, la recrudescence a contraint la Préfecture de police à temporairement interdire l'achat et la détention d'artifices à Paris ainsi que dans les trois départements de la petite couronne. Les commissariats sont régulièrement visés la nuit. Celui des Ulis le week-end dernier, à Plaisir quelques jours plus tôt ou encore à Champigny-sur-Marne le mois dernier.

» LIRE AUSSI - La carte des violences urbaines pendant le confinement

«Il y a une réelle volonté de se casser du flic», déplore Frédéric Lagache, du syndicat Alliance Police nationale. «Le moindre prétexte sert désormais à une nouvelle flambée de violences, où les forces de l'ordre mais aussi les pompiers sont pris dans des guets-apens.» Christophe Pradier, délégué départemental adjoint chez Unsa Police dans le Rhône, dresse un constat similaire : «D'abord, ils font venir les pompiers avec un feu de poubelle. Ces derniers sont pris à partie par des jets de pierre ou des tirs de mortiers. Et quand la police arrive, il y a une deuxième vague.» Selon lui, le phénomène des mortiers d'artifice n'est pas une nouveauté sur le terrain. «Je (...) Lire la suite sur Figaro.fr

Confinement: la tension monte dans les quartiers sensibles
Les violences contre la police se multiplient dans les cités
Policiers visés par des tirs de mortier d’artifice: «Des pans entiers du territoire échappent au droit!»
Inscrivez-vous à la newsletter du Figaro