Mortalité routière : Emmanuel Barbe appelle "ceux qui cassent les radars" à être "conscients de leurs responsabilités"

franceinfo
Alors que le nombre de morts sur les routes a augmenté en mars, le délégué interministériel à la sécurité routière a assuré vendredi sur franceinfo que la limitation de vitesse à 80 km/h n'était pas "un échec".

La mortalité routière a augmenté de 7,3% au mois de mars 2019, par rapport à mars 2018, selon les estimations de l'Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR), publiées vendredi 19 avril. 250 personnes sont mortes sur les routes le mois dernier, contre 233 en mars 2018, soit 17 personnes tuées de plus.

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"Ceux qui ont détruit les radars, qui sont d'abord des biens publics, ont une responsabilité absolument accablante. Ils ont provoqué des morts", a affirmé vendredi 19 avril sur franceinfo Emmanuel Barbe, le délégué interministériel à la sécurité routière. Il assure aussi qu'en dépit de la hausse du nombre de tués, "l'effet de baisse des vitesses moyennes provoqué par le 80 km/h perdure", mais n'est pas "aussi fort" qu'espéré.

franceinfo : Comment expliquer cette hausse spectaculaire du nombre de tués ?

Emmanuel Barbe : À mon avis, deux facteurs peuvent être mis en avant. En mars, il a fait doux, il a fait beau. Donc cela a probablement suscité un trafic supérieur. Et je crois qu'il y a une autre chose, que tout le monde voit très clairement, c'est que la forte dégradation et destruction du parc des radars, même si on a tenté de les réparer, a un impact incontestable sur les comportements. Il y (...)

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