Mort de Tony : le récit glaçant du beau-père aux assises de la Marne

Source AFP
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« Ce que j'ai fait à Tony ? Je l'ai frappé. Je l'ai terrorisé. Je lui ai fait du mal. J'ai entraîné sa mort. Je l'ai pas tué volontairement », a assuré l'accusé, déjà condamné sept fois pour des faits de violence.
« Ce que j'ai fait à Tony ? Je l'ai frappé. Je l'ai terrorisé. Je lui ai fait du mal. J'ai entraîné sa mort. Je l'ai pas tué volontairement », a assuré l'accusé, déjà condamné sept fois pour des faits de violence.

Un beau-père qui reconnaît des avalanches de coups sur un enfant de trois ans, une mère confuse, qui pensait que « ?c'était pas si grave » : au procès de la mort de Tony, les accusés ont tracé le tableau, jeudi 4 février 2021, d'un foyer où la violence avait pris le pas sur les mots. « ?Je pouvais pas m'arrêter de taper » : au quatrième jour de son procès devant les assises de la Marne, le beau-père de cet enfant souffre-douleur, Loïc Vantal, n'a pas tenté de dissimuler les coups portés pendant des semaines, claques, coups de pied, coups de poing, jusqu'à la mort, en novembre 2016.

« ?Ce que j'ai fait à Tony ? Je l'ai frappé. Je l'ai terrorisé. Je lui ai fait du mal. J'ai entraîné sa mort. Je l'ai pas tué volontairement », a assuré cet homme de 28 ans, déjà condamné sept fois pour des faits de violence, qui a décrit les coups reçus dans l'enfance par son propre père. Il répond de « ?violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner sur un mineur de 15 ans » et « ?violences habituelles », la mère de Tony, de « ?non-dénonciation de mauvais traitements » et « ?non-assistance à personne en danger ».

Loïc Vantal frappait parce que Tony « ?répondait » ou ne respectait pas les règles qu'il voulait lui imposer, que l'enfant « ?volait » et que ses larmes ne l'émouvaient pas, mais il assure qu'il ne réalisait pas la violence des coups.

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