Mort de Tony: le parquet fait appel de la condamnation de Loïc Vantal et Caroline Létoile

Justine Chevalier
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Un portrait du petit Tony, 3 ans, montré en 2016 lors d'une marche blanche à Reims - FRANCOIS NASCIMBENI © 2019 AFP
Un portrait du petit Tony, 3 ans, montré en 2016 lors d'une marche blanche à Reims - FRANCOIS NASCIMBENI © 2019 AFP

Le parquet général fait appel de la condamnation de Loïc Vantal et Caroline Létoile pour la mort du petit Tony, cet enfant de trois ans mort des coups qu'il a reçu quotidiennement par l'ancien compagnon de sa mère. Un nouveau procès se tiendra donc dans un délai d'un an.

La cour d'assises de la Marne a condamné le 5 février Loïc Vantal à une peine de 20 ans de prison, assortie d'une période de sûreté des deux tiers, pour avoir causé la mort de Tony. La mère du petit garçon a, elle, écopé de quatre ans de prison, dont un an avec sursis, pour non-assistance et non-dénonciation d'un crime, sans mandat de dépôt.

Ces peines prononcées par la cour d'assises sont plus légères que celles qui avaient été réclamées par l'avocat général, ce qui constituait pour certains un verdict "clément". Le représentant du parquet général, qui soutient l'accusation, avait en effet requis des condamnations maximales pour les faits qui leur étaient reprochés, à savoir 30 ans de prison pour Loïc Vantal et cinq ans pour Caroline Létoile.

La relaxe plaidée pour Caroline Létoile

Pendant une semaine, la cour d'assises de la Marne a écouté le calvaire enduré par le petit garçon de trois ans jusqu'à sa mort le 26 novembre 2016 causée par une écrasement de la rate et du pancréas. Du sang de l'enfant, qui recevait des coups quotidiennement, avait été retrouvé un peu partout dans l'appartement familial à Reims. Pour les experts, Tony était devenu un "rival" pour le compagnon de sa mère.

"Je regrette tout ce qui s'est passé, d'avoir fait du mal aux deux familles. J'ai eu un comportement inacceptable. Je mérite d'être condamné. Je travaille et continuerai de travailler sur mon comportement", avait déclaré Loïc Vantal avant que le jury ne se retire pour délibérer.

Au fil du procès, Loïc Vantal a reconnu avoir, dans un premier temps, voulu discipliner l'enfant puis a affirmé qu'il ne "pouvait pas" s'arrêter "de taper". Son avocat Me David Scribe s'était félicité du verdict estimant que la cour et les jurés ont pris en compte "l'humanité" de son client. A l'inverse, les avocates de Caroline Létoile ont expliqué, à l'issue du procès, se réserver le droit de faire appel de la condamnation de sa cliente. Elles avaient plus tôt plaidé la relaxe.

Article original publié sur BFMTV.com