Mort de Tony: son beau-père condamné à 20 ans de réclusion

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Loic Vantal, le beau-père du petit Tony mort à trois ans sous les coups en 2016, a été condamné vendredi à 20 ans de réclusion criminelle. Sa mère, jugée elle pour "non-dénonciation de mauvais traitements" et "non-assistance à personne en danger", a elle écopé d'une peine de quatre ans d'emprisonnement dont un avec sursis probatoire.

Loic Vantal, le beau-père du petit Tony mort à trois ans sous les coups en 2016, a été condamné vendredi à 20 ans de réclusion criminelle, et la mère Caroline Letoile à quatre ans d'emprisonnement dont un avec sursis probatoire pour "non-dénonciation de mauvais traitements" et "non-assistance à personne en danger", un verdict plutôt satisfaisant pour la défense.

La cour d'assises de la Marne a assorti la condamnation de Loic Vantal, 28 ans, reconnu coupable de "violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner sur un mineur de 15 ans" et "violences habituelles", d'une peine de sûreté des deux-tiers et d'un suivi socio-éducatif de 7 ans. "Les juges et les jurés ont tenu compte de l'humanité de Loic Vantal. Je suis satisfait. C'est aussi un soulagement pour lui", a réagi auprès de l'AFP son avocat, Me David Scribe.

"Notre décision de faire appel est en suspens. Nous nous laissons le temps du recul et du repos après ces cinq jours de procès. Caroline Letoile continue de pleurer. C'est le poids de l'émotion qui la fait craquer après ces cinq jours. Elle ne pleure pas sur sa peine", a rapporté son avocate Pauline Coyac.

L'accusé avait été condamné sept fois pour violences

L'avocat général Matthieu Bourrette avait requis 30 ans de réclusion criminelle avec 15 ans de sûreté à l'encontre du beau-père "tueur" et cinq ans d'emprisonnement, dont un avec sursis, pour une mère au silence "complice", dont la défense a plaidé la relaxe.

Selon lui, les coups qui ont plu sur l'enfant, jusqu'à ce qu'il succombe à un éclatement de la rate et du pancréas le 26 novembre 2016, étaient mus par une "méchanceté gratuite" associée à "l'égocentrisme" de l'accusé, condamné sept fois pour violences, après une enfance marquée par la(...)


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