Mort suspecte, phénomène précoce, plan contesté... Trois signes qui montrent que la Bretagne n'en a pas fini avec les algues vertes

Thomas Baïetto
Un ostréiculteur de 18 ans a été retrouvé mort samedi en baie de Morlaix (Finistère). Les associations soupçonnent une intoxication aux émanations des algues vertes.

Comme chaque année, elles reviennent s'échouer sur les plages bretonnes à partir du printemps. Plusieurs baies de la région sont de nouveau envahies d'algues vertes en ce début du mois de juillet. "Six plages sont fermées dans la baie de Saint-Brieuc (Côtes d'Armor). C'est du jamais vu", constate mardi 9 juillet, André Ollivro, de l'association écologiste Halte aux marées vertes, interrogé par franceinfo. Alimentées par les nitrates rejetés par les agriculteurs dans les cours d'eau, ces algues viennent s'échouer sur les plages des baies abritées de la houle. La pollution n'est pas que visuelle : en pourrissant, l'ulve produit un gaz toxique, le H2S.

Franceinfo vous explique pourquoi la Bretagne n'en a pas fini avec ce fléau.

Un nouveau décès suspect

Il travaillait comme saisonnier dans un parc à huîtres de la baie de Morlaix (Finistère). Un jeune homme de 18 ans a été retrouvé mort, samedi 4 juillet, sur son lieu de travail. Dans un courriel adressé lundi au procureur de Brest, deux associations de protection de l'environnement, Sauvegarde du Trégor et Halte aux marées vertes, évoquent "la piste d'une intoxication à l'hydrogène sulfuré", le gaz toxique libéré par les algues vertes échouées en décomposition. Elles assurent avoir découvert sur place "un vaste espace vaseux recouvert par une nappe continue d'algues (...)

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