Avec « La mort de Spirou », le groom le plus célèbre de la BD vit sa dernière aventure

© Éditions Dupuis

Pour célébrer ses 100 ans, Dupuis frappe fort. À la fin de ce 56e volume des aventures de Spirou et Fantasio, Spirou ne sera plus. La célèbre mascotte créée par Rob-Vel en 1938 aura traversé les époques, et plonge maintenant dans le monde moderne. Entre un anniversaire et une disparition… tout est réuni pour rendre cette sortie incontournable.

Le grand retour de Spirou

L’intrépide groom revient en force, toujours entouré du fantasque journaliste Fantasio et de Spip, le petit écureuil aventureux. Cette fois, ils s’enfoncent à 200 mètres de fond dans la Méditerranée, direction la célèbre cité sous-marine de Korallion. Le trio se retrouve confronté à notre époque ultra-connectée, sur notre planète brûlante. Les thématiques de l’écologie, du tourisme de masse ou de la réalité virtuelle jalonnent l’album, qui ne perd pourtant rien de sa légèreté. L’aventure, sur ce fond sérieux, reste jubilatoire et conserve une forme d’innocence. Un savant équilibre qui permet à La mort de Spirou d’être percutant mais jamais pontifiant.

Derrière les bulles

Aux manettes de ce nouvel opus, le duo Benjamin Abitan et Sophie Guerrive a conçu le scénario et les dialogues. C’est leur première collaboration pour un album de Spirou. Au dessin, Olivier Schwartz est, lui, plus familier de l’univers. Son trait se place dans la lignée de Franquin, mais fonctionne également pour traiter de sujets modernes.
L’équipe s’est inspirée de Spirou et les hommes-bulles, créé dans l’ère Franquin en 1965. On y trouvait d...


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