Mort de Samuel Paty : les hommages se multiplient dans les écoles

À Toulouse (Haute-Garonne), lundi 2 novembre, à 11 heures, le temps s'est arrêté en hommage à Samuel Paty. Les élèves se sont rassemblés dans la cour de leur lycée. Une minute d'émotion, et surtout pas de résignation. "Il ne faut pas céder à la peur, c'est la chose principale. Sinon, on pourra plus vivre comme on vivait avant, et c'est pas le but", confie un des lycéens. Lecture de la lettre aux instituteurs de Jean Jaurès À Armentières (Nord), au collège Jean Rostand, les questions fusent pendant le temps pédagogique. "Est-ce qu'on va continuer de montrer des caricatures au collège et aux écoles même si ça peut se reproduire, s'il y a le risque qu'un autre professeur puisse se faire tuer ?", s'interroge une élève. Leur professeur, bouleversé par l'assassinat de son collègue, répondra à leurs questions mais aussi à leurs inquiétudes. "Je me suis habillé en noir pour porter le deuil, parce que je me sens vraiment touché et marqué par cet acte horrible", déclare, ému, Bertrand Cassez, professeur d'histoire-géographie. Même instant solennel dans une école à Wallis et Futuna, où la lettre aux instituteurs et aux institutrices de Jean Jaurès a été lue.