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Mort de Robert Badinter: «Une figure du siècle, une conscience républicaine, l'esprit français»

S'il est un nom associé à un changement profond de la société française, c'est bien celui de Robert Badinter, artisan de l'abolition de la peine de mort en France en 1981. Avocat de profession, ministre de la Justice sous la présidence de François Mitterrand, président du Conseil constitutionnel, son nom est associé aux combats pour la défense de la justice, des libertés fondamentales. Les premières réactions au sein de la classe politique et de la société française dans son ensemble saluent l'homme, son humanisme et ses convictions profondes.

Pour beaucoup, Robert Badinter était perçu comme un «Sage de la République». Régulièrement invité dans les médias pour donner son avis sur des sujets de société, des évènements politiques majeurs, ou pour rappeler son combat contre la peine de mort, Robert Badinter était l'une des grandes figures de la gauche française.

Le président de la République, tout en précisant qu'un « hommage national lui serait rendu » n'a pas manqué de souligner qu'il était un « repère pour beaucoup de générations », « une conscience ». « La nation a perdu à coup sûr un grand homme, un très grand avocat », en marge d'un déplacement à Bordeaux consacré à la justice et la police.

Le Premier ministre Gabriel Attal salue « l'homme de droit et de valeurs ».

Jean-Luc Mélenchon affirme de son côté n'avoir « jamais croisé un autre être de cette nature ».

Celui qui n'eût de cesse de dénoncer les dangers de l'extrême droite ne manquera donc guère à la classe politique de droite. Marine Le Pen salue timidement l'ancien garde des Sceaux, tout comme le président du RN, Jordan Bardella.


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