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Mort de Robert Badinter : Emmanuel Macron annonce qu'un « hommage national lui sera rendu »

« La nation a perdu un grand homme ». En visite à Bordeaux (Gironde), le chef de l’État Emmanuel Macron a rendu hommage à l’ancien garde des Sceaux et porteur de la loi pour l’abolition de peine de mort, Robert Badinter, décédé dans la nuit de jeudi à vendredi, comme l’a rapporté BFMTV. « La nation a perdu un grand homme, un très grand avocat, un très grand garde des Sceaux », a réagi le président de la République.

Alors que des élus socialistes, comme le maire du Mans et ex-ministre Stéphane Le Foll, ont demandé son entrée au Panthéon, Emmanuel Macron a éludé le sujet, évoquant une décision qui sera prise ultérieurement. « J’aurais l’occasion de m’exprimer lors de l’hommage national en préparation avec la famille », a-t-il indiqué. Dès l’annonce de sa mort, il avait témoigné de sa peine pour cette « figure du siècle, une conscience républicaine » représentant « l’esprit français ».

L’abolition de la peine de mort, un héritage

Avocat de formation, Robert Badinter a acquis ses lettres de noblesse judiciaire dans les années 1970 lors de célèbres plaidoiries pour le combat de sa vie, l’abolition de la peine de mort. En 1977, il se distingue en prenant la défense de Patrick Henry, auteur du meurtre d’un enfant à Troyes (Aube). Le procès prend les atours d’un requiem contre la peine de mort, qu’il qualifie de « honte commune ». Patrick Henry se soustrait à la guillotine. Robert Badinter prend une autre dimension.

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