Mort de la reine Élisabeth II, profonde émotion au Royaume-Uni

Photo Chris Jackson/AFP

Le dernier lien des Britanniques avec leur histoire s’est rompu, jeudi 8 septembre. La reine Élisabeth II, monarque aux 70 ans de règne, aux 15 premiers ministres – de Winston Churchill à Liz Truss –, est décédée à l’âge de 96 ans, entourée de sa famille proche au château de Balmoral, en Écosse. “Elle s’est éteinte paisiblement dans l’après-midi”, a annoncé la famille royale dans la soirée.

“Bonne nuit, Madame”, souffle le tabloïd The Sun sur son site internet. Après sept décennies “de service remarquable, le Royaume-Uni et le monde entier sont en deuil”, écrit le journal populaire britannique. “Elle a dédié sa vie entière à son pays, abonde le Daily Mirror. Jusqu’au bout.”

“Malgré son âge – 96 ans – et la perte de son cher mari Philip l’an dernier, la reine a refusé de renoncer à son agenda rempli d’événements officiels. Elle a simplement laissé, à contrecœur, les visites lointaines et certains parrainages d’associations à ses enfants et à ses petits-enfants.”

Les alertes s’étaient pourtant multipliées ces derniers mois, contraignant la monarque à passer davantage de temps à Balmoral, sa résidence d’été. Son “domaine chéri”. “Pour la première fois de son règne, elle avait même accepté la démission de Boris Johnson et nommé formellement la nouvelle Premier ministre, Liz Truss, depuis là-bas plutôt que Buckingham, mardi 6 septembre”, signe de son état de santé déclinant, précise The Daily Telegraph.

Un communiqué inhabituel de son équipe médicale, jeudi après-midi, est venu renforcer les inquiétudes. “Ses enfants Charles, Anne, Andrew et Edward, rejoints par son petit-fils William, se sont immédiatement rendus à son chevet”, relate le journal conservateur. Devant les grilles du palais de Buckingham, des centaines de personnes ont commencé à se rassembler. Avant l’annonce de sa disparition, à 18 h 30, heure britannique.

S’ouvre désormais une longue période de deuil, outre-Manche, ponctuée par les funérailles de Sa Majesté dans une dizaine de jours. D’ici là, les drapeaux resteront en berne. Les résidences de la famille royale habituellement ouvertes au public garderont porte close.

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