Mort du prince Philip: pluie d'hommages au Royaume-Uni et dans le monde

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Un « homme extraordinaire », plein de « joie de vivre » et « dévoué » à son pays comme à sa famille : les hommages ont afflué au Royaume-Uni pour saluer la mémoire du prince Philip, époux de la reine Elizabeth II, décédé vendredi à 99 ans.

Premier à lui rendre hommage, le Premier ministre conservateur Boris Johnson a salué « la vie et le travail extraordinaires » du duc d'Edimbourg. « Il a contribué à guider la famille royale et la monarchie de sorte qu'elle demeure une institution incontestablement vitale pour l'équilibre et le bonheur de notre vie nationale », a-t-il déclaré sur le perron du 10 Downing Street.

L'ancien Premier ministre Tony Blair, au pouvoir au moment de la mort de la princesse Diana en 1997, a rendu hommage à un homme « souvent en avance sur son temps ». « Il sera naturellement particulièrement reconnu pour son soutien remarquable et inébranlable à la reine pendant tant d'années. Cependant, il doit également être salué et célébré à part entière pour sa clairvoyance, sa détermination et son courage », a-t-il dit.

Selon l'ex-Premier ministre John Major, « modeste jusqu'à la moelle, et détestant les enquiquinements, il incarnait parfaitement l'esprit britannique et était resté fidèle à lui-même jusqu'au bout ». Et d'ajouter que « le déferlement d'affection et de tristesse après sa mort l'auraient surpris et gêné ».

Le chef de l'opposition travailliste Keir Starmer a déploré « la perte d'un serviteur public extraordinaire », qui a « dédié sa vie à notre pays », d'abord au sein de la Royal Navy puis aux côtés d'Elizabeth II.

« Une marque profonde » en Écosse

Plus sobrement, la Première ministre indépendantiste écossaise Nicola Sturgeon s'est dite « attristée » par la mort du duc d'Edimbourg. Selon elle, il laissera « une marque profonde » en Écosse, nation avec laquelle il partageait « des liens profonds et durables » et où il passait régulièrement ses vacances à Balmoral.

En Irlande du Nord, agitée depuis plus d'une semaine par des émeutes, la Première ministre unioniste Arlene Foster a rappelé son « intérêt marqué pour l'Irlande du Nord ». « Il avait un impact profond et positif sur des milliers de nos jeunes », notamment via son programme en faveur de la jeunesse « The Duke of Edinburgh's Award », a-t-elle souligné.

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L'archevêque de Canterbury, chef spirituel de l'Église anglicane d'Angleterre dirigée par la reine, s'est lui rappelé ses rencontres avec le duc. « J'ai toujours été frappé par sa joie de vivre évidente, son esprit curieux et sa capacité à communiquer avec des gens de tous horizons », a-t-il dit.

Pour le maire travailliste de Londres, Sadiq Khan, c'était « un homme extraordinaire, qui a consacré sa vie au service public et à aider les autres ». « Il a aussi combattu pour le Royaume-Uni - et les libertés qui nous sont chères aujourd'hui - durant la Seconde Guerre mondiale », a-t-il ajouté.

(Avec AFP)