Semi-liberté de Pierre Alessandri : le Parquet antiterroriste fait appel

L'entrée de la prison de Borgo, en Haute-Corse. (illustration)
L'entrée de la prison de Borgo, en Haute-Corse. (illustration)

Jeudi 12 mai, le bénéfice de la semi-liberté a été octroyé à Pierre Alessandri, condamné en 2003 à la perpétuité pour l'assassinat en Corse du préfet Érignac et détenu depuis 23 ans. Cette décision du tribunal d'application des peines antiterroriste (Tapat) pourrait lui permettre de travailler à l'extérieur de la prison de Borgo (Haute-Corse) la journée.Dans la foulée, le Parquet national antiterroriste (Pnat) a annoncé qu'il faisait appel.

C'est la troisième fois que Pierre Alessandri, 63 ans, fait une telle demande. L'aménagement de peine prévoit qu'il travaille à l'extérieur en journée et dorme le soir au centre pénitentiaire de Borgo. Cette décision intervient après la mort le 22 mars d'Yvan Colonna, militant indépendantiste corse, des suites de son agression par un autre détenu au sein de la maison centrale d'Arles (Bouches-du-Rhône).

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Libérable depuis mai 2017

Pierre Alessandri avait été transféré dans la prison de Borgo le 11 avril avec Alain Ferrandi, autre membre du commando. En réponse à ses deux premières demandes, en octobre 2019 puis en juillet 2021, le tribunal d'application des peines antiterroriste avait donné son feu vert, mais le Parquet national antiterroriste (Pnat) avait contesté la décision, ensuite infirmée en appel.

Pierre Alessandri et Alain Ferrandi, arrêtés en 1999, avaient été condamnés en 2003 à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d'une période d [...] Lire la suite

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