Mort du petit Tony : "Je ne pouvais pas m'arrêter de taper", reconnait son beau-père

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Tony, trois ans et demi, est mort sous les coups de son beau-père en novembre 2016. Au quatrième jour de son procès devant les assises de la Marne, Loïc Vantal n'a pas tenté de dissimuler les coups portés pendant des semaines. "Je l'ai pas tué volontairement", a-t-il ajouté.

Un beau-père qui reconnaît des avalanches de coups sur un enfant de trois ans, une mère confuse, qui pensait que "c'était pas si grave" : au procès de la mort de Tony, les accusés ont tracé jeudi le tableau d'un foyer où la violence avait pris le pas sur les mots. Jeudi, la parole était au beau-père, Loïc Vantal, soupçonné d'avoir donné les coups ayant entrainé le décès du petit garçon. A la barre, il n'a laissé filtrer aucune émotion.

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"Ce que j'ai fait à Tony ? Je l'ai frappé. Je l'ai terrorisé. Je lui ai fait du mal. J'ai entraîné sa mort. Je l'ai pas tué volontairement", a assuré cet homme de 28 ans, déjà condamné sept fois pour des faits de violence, qui a décrit les coups reçus dans l'enfance par son propre père. Il a évoqué des coups porté au départ comme "méthode éducative" pour punir le petit Tony d'avoir fait pipi au lit ou parce qu'il avait le sentiment qu'il se moquait de lui. Loïc Vantal frappait parce que Tony "répondait", que l'enfant "volait" et que ses larmes ne l'émouvaient pas. "Je pouvais pas m'arrêter de taper."

"On est responsables tous les deux"

"J'aurais dû arrêter", a reconnu l'accusé, qui refuse cependant d'endosser seul la responsabilité de la mort du petit garçon. "On est responsables tous les deux. Point barre", assène-t-il, soutenant que sa compagne, Caroline Letoile, ne lui a jamais demandé de partir. Contrairement à Loïc Vantal qui a lancé à la Cour "je mérite d'êtr...

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