Mort du n°2 d'al-Qaïda en Iran: pourquoi cette discrétion d’Israël?

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Beaucoup de discrétion en Israël sur l’assassinat ciblée d’Abdullah Ahmed Abdullah connu aussi sous le nom de Abou Mohamed el-Masri. Le numéro 2 d'al-Qaïda a été abattu avec sa fille dans une rue de Téhéran par deux hommes qui circulaient sur une moto. Une technique utilisée à plusieurs reprises par le Mossad. Selon le New York Times, les agents du service de renseignement israélien travaillaient en étroite coopération avec la CIA.

Avec notre correspondant à Jérusalem, Michel Paul

Pas de réaction officielle en Israël et les spécialistes du renseignement ici le rappellent : les Israéliens ne confirment que très rarement ce genre d’opérations. Pourtant on fait remarquer qu’il y a eu un précédent, et de taille. C’est le Premier ministre Benyamin Netanyahu qui lui-même a révélé que des agents du Mossad avaient opéré en plein cœur de Téhéran pour s’emparer des archives nucléaires iraniennes. Une demi-tonne de documents qui quelques heures plus tard étaient passés en contrebande et se retrouvaient à Tel Aviv. Jamais reconnue officiellement non plus, l’existence de l’unité Kidon du Mossad. Il s’agit d’un groupe d’agents d’élite formés pour des éliminations en territoire ennemi.

Le mois dernier la télévision publique en Israël a diffusé une mini-série intitulée Téhéran qui montrait des agents du Mossad qui opéraient dans les rues de la capitale iranienne. Mais la question que l’on se pose en Israël est de savoir pourquoi cette opération a été divulguée précisément maintenant. Et plusieurs commentateurs estiment que la réponse peut être trouvée dans l’entourage de Donald Trump.

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