Mort de Michel Tubiana, président d'honneur de la Ligue des droits de l'homme

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L'avocat Michel Tubiana est décédé ce samedi 2 octobre à 69 ans, a annoncé la Ligue des droits de l'homme (LDH), qui déplore la disparition d'un « militant infatigable » de la défense des droits humains.

« On est effondrés, on perd un grand homme qui, par son intelligence, son acuité intellectuelle et sa vivacité d'esprit, était véritablement une référence pour la Ligue », a réagi auprès de l'AFP Malik Salemkour, actuel président de la LDH. Il était encore très investi, en alerte en permanence sur l'actualité et il nous aiguillonnait en permanence pour qu'on soit rigoureux, fermes, au regard du droit et des valeurs fondamentales. »

Né à Alger en novembre 1952, Michel Tubiana est arrivé à Paris avec sa famille à l'âge de 10 ans. Lycéen militant aux jeunesses communistes révolutionnaires (JCR), il était devenu avocat en 1974, membre de la Ligue des droits de l'homme en 1981, dont il deviendra secrétaire général en 1984, puis président en 2000, succédant à Henri Leclerc.

Il souhaitait alors une organisation « plus écoutée » par les médias et par les gouvernements, estimant nécessaire de « refaire passer du politique dans la société » et que « les gens redeviennent des citoyens ».

Il avait tiré à l'issue de son mandat en 2005, un bilan « extrêmement négatif » de la situation des droits de l'Homme en France. Devenu président d'honneur de la LDH, il était resté un « militant infatigable de la défense des droits de l'Homme en France et dans le monde, [...] un phare, toujours disponible et toujours clairvoyant », écrit l'organisation.

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« Soutien indéfectible » au processus de paix au Pays Basque

En robe noire, Michel Tubiana a notamment plaidé en tant que partie civile au procès de Maurice Papon en 1998, ou encore défendu le cofondateur du groupe armé d'extrême gauche Action directe Jean-Marc Rouillan.

Il a été l'un des « artisans de la paix », membres de la société civile et chevilles ouvrières de l'opération de « désarmement » de l'organisation séparatiste basque ETA, et il a appartenu au collectif « Bake Bidea », qui milite pour les droits des prisonniers basques.

Plus récemment, il a été l'avocat de deux camarades de Clément Méric, étudiant antifasciste tué dans une rixe avec des skinheads à Paris en 2013.

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Hommages à gauche

Pour le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, « une grande voix vient de s'éteindre. Le plus bel hommage que nous puissions lui rendre est de prolonger son combat pour les droits humains. »

Le numéro un d'Europe Ecologie Les Verts (EELV), Julien Bayou, a, lui, déploré sur Twitter une « grande perte » et salué le « combat infatigable » de Michel Tubiana.

Pour le communiste Fabien Roussel, Michel Tubiana était « un ardent défenseur de nos libertés et de la dignité humaine ».

Alexis Corbière (La France Insoumise) a adressé ses condoléances à la famille, aux proches de Michel Tubiana, mais aussi à tous les « ligueurs ».

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