Mort de Lola : C8 et Hanouna mis en demeure pour leur traitement

French television host Cyril Hanouna waits prior to attend the National homage to Charles Aznavour, on October 5, 2018 at the Hotel des Invalides in Paris - Aznavour, 94, was found dead on October 1, 2018 at his home in the southeast, sparking nationwide mourning for an entertainer who sold 180 million records during his eight-decade-long career. (Photo by Christophe Ena / POOL / AFP)
CHRISTOPHE ENA / AFP French television host Cyril Hanouna waits prior to attend the National homage to Charles Aznavour, on October 5, 2018 at the Hotel des Invalides in Paris - Aznavour, 94, was found dead on October 1, 2018 at his home in the southeast, sparking nationwide mourning for an entertainer who sold 180 million records during his eight-decade-long career. (Photo by Christophe Ena / POOL / AFP)

TÉLÉVISION - Touche pas à mon poste de nouveau épinglée. L’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom, ex-CSA), dirigée par Roch-Olivier Maistre, a publié ce vendredi 18 novembre une décision de mise en demeure de C8. C’est l’émission phare de la chaîne, TPMP, et par conséquent son présentateur Cyril Hanouna qui sont visés.

Le meurtre de la jeune Lola, survenu le 14 octobre à Paris, a été évoqué lors des émissions des 18, 19 et 24 octobre dans Touche pas à mon poste. Pendant ces émissions, l’animateur avait tenu des propos chocs concernant l’affaire, et des téléspectateurs avaient dans la foulée alerté l’Arcom. « Perpétuité directe », « procès immédiat » ou encore « présumée coupable », voici certains des termes que l’animateur avait utilisés.

Non-respect des accords entre l’Arcom et l’éditeur C8

Pour l’Arcom ces séquences, par « leur caractère répétitif, traduisent un manquement de l’éditeur à l’obligation de traiter avec mesure une affaire judiciaire en cours ».

En cause selon le régulateur, l’attitude de l’animateur vedette de C8 Cyril Hanouna qui « alors que l’instruction judiciaire relative à cette affaire était ouverte, a tenu de façon répétée des propos relatifs tant aux conditions dans lesquelles le procès de la personne mise en examen devait se tenir et à son issue ». « Il a en particulier appelé à plusieurs reprises à des procès expéditifs et à des condamnations à perpétuité automatiques dans de tels cas », souligne le régulateur de l’audiovisuel dans sa décision.

L’autorité constate également « que l’animateur a pu longuement exprimer son opinion sans qu’une contradiction rapide et efficace ne lui soit opposée », contrevenant ainsi à « l’obligation de respecter l’expression des différents points de vue à l’antenne sur un sujet prêtant à controverse ».

Ce qui va à l’encontre des règles en vigueur et en particulier de l’article 1er de la délibération du 18 avril 2018, qui dispose que l’éditeur « veille au respect d’une présentation honnête des questions prêtant à controverse, en particulier en assurant l’expression des différents points de vue par les journalistes, présentateurs, animateurs ou collaborateurs d’antenne ».

Interrogé sur la prise de position de l’animateur, le ministre de la Justice Éric Dupond-Moretti l’avait qualifiée de « négation de l’État de droit ».

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