Mort de Lilian, 4 ans: son beau-père condamné à 30 ans de réclusion en appel

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Régulièrement battu par son beau-père, le petit garçon est mort en 2017 d'un traumatisme crânien. En appel, la cour d'assises du Puy-en-Velay a condamné le meurtrier à 30 ans de réclusion criminelle dans la nuit de vendredi à ce samedi, confirmant le premier verdict.

Le beau-père de Lilian, 4 ans, a été une nouvelle fois condamné, dans la nuit de vendredi à samedi, à 30 ans de réclusion pour le meurtre de ce dernier en 2017 dans le Puy-de-Dôme. 

La Cour d'assises d'appel du Puy-en-Velay a de plus condamné Steven Gomes Rodrigues à une interdiction de port d'arme et à un suivi socio-judiciaire de cinq ans, avec injonction de soins, a appris l'AFP auprès des parties civiles.

Une peine plus clémente pour la mère de Lilian

La mère du petit garçon a quant à elle vu sa peine réduite à trois ans de prison avec sursis total et obligation de prise en charge psychologique sur trois ans. Laëtitia Redon, qui était alors la compagne de Steven Gomes Rodrigues, avait été condamnée à quatre ans de prison dont deux ferme en première instance. 

"C'est un verdict qui apparaît juste et proportionné au regard de l'abomination des faits et de la douleur des parties civiles", a réagi Jean-Hubert Portejoie, avocat du grand-père maternel de Lilian, partie civile.

En octobre 2020, à l'ouverture de son procès en première instance, Steven Gomes Rodrigues avait reconnu des coups habituels sur l'enfant et sa mère, mais il avait maintenu sa version d'une chute dans l'escalier pour expliquer le traumatisme crânien à l'origine de la mort de Lilian à leur domicile de Lempdes (Puy-de-Dôme). Sa compagne s'était absentée pour un rendez-vous médical, lui confiant la garde de ses trois enfants.

L'homme était connu de la justice pour violences conjugales

L'homme, déjà condamné pour violences conjugales, avait été dépeint comme "violent" et grand consommateur de cannabis. Dent cassée, cheveux arrachés, nombreuses ecchymoses: l'autopsie avait révélé une multitude de lésions sur le corps de l'enfant, certaines anciennes.

Pourtant ni les médecins, ni les assistantes sociales qui suivaient régulièrement la famille, ni l'infirmière de la PMI (protection maternelle et infantile), ni l'institutrice n'avaient décelé la moindre maltraitance. 

Article original publié sur BFMTV.com

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