Mort de l'ancien président argentin Carlos Menem

·2 min de lecture

Carlos Menem avait dirigé l'Argentine pendant dix ans, de 1989 à 1999, menant une politique néolibérale. Il est décédé dimanche à Buenos Aires à l'âge de 90 ans.

L'ex-président argentin Carlos Menem, décédé dimanche à l'âge de 90 ans, a dirigé l'Argentine pendant dix ans (1989 -1999) en suivant une ligne ultralibérale, dans un style flamboyant de jet-setteur, avant de faire profil bas ces dernières années comme sénateur. Elu sénateur de la province de La Rioja (nord-ouest) en 2005 puis systématiquement réélu, M. Menem, physiquement diminué et hospitalisé depuis plusieurs mois pour des problèmes cardiaques et rénaux, n'assistait plus aux sessions parlementaires et se tenait éloigné de la vie publique.

Né le 2 juillet 1930 dans une famille d'émigrés syriens, ce qui lui avait valu son surnom "Le Turc", il se vantait de n'avoir jamais perdu une élection. Diplômé en droit, cet homme de petite taille au sourire un peu figé est élu à deux reprises gouverneur de sa modeste province. A la tête du Parti Justicialiste, il s'autoproclame héritier du péronisme, mouvement politique du mythique président argentin Juan Domingo Peron, décédé en 1974. Il accède à la présidence en 1989, puis est réélu en 1995.

"Non seulement il avait un leadership exceptionnel qui l'a conduit à être réélu avec 50% des voix, mais il était le dernier chef d'un péronisme totalement unifié", souligne le politologue Carlos Fara. Arrivé au pouvoir avec d'imposantes rouflaquettes dignes des "caudillos" (dictateurs locaux) du XIXe siècle, il avait ensuite poli son apparence, cultivant une image de playboy, conducteur de Ferrari, joueur de golf et ami de la jet-set.

Scandales à répétition

Détesté par la classe moyenne pour sa flamboyance de nouveau riche -- "Pizza et champagne" comme disent les Argentins -- cet amateur de montres de luxe suscitait l'adoration des plus humbles et bénéficiait de l'appui intéressé des plus(...)


Lire la suite sur Paris Match