Mort de Jean-Paul Belmondo: "A bout de souffle", "Le Magnifique", "L'As des As"... Ses plus grands rôles

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Jean-Paul Belmondo dans
Jean-Paul Belmondo dans

Il y a plusieurs carrières dans la carrière de Jean-Paul Belmondo, qui vient de s'éteindre à l'âge de 88 ans. L'acteur, qui a tourné avec tous les grands cinéastes de son temps, de Godard à Lelouch a su incarner grâce aux multiples facettes de son talent, un cinéma exigeant et populaire. Retour sur ses rôles les plus marquants.

"A bout de souffle" en 1960

"Qu'est-ce que c'est dégueulasse?", lance Jean Seberg, jeune étudiante américaine à Paris, à Jean-Paul Belmondo, en truand amoureux. Le jeune acteur de 27 ans irradie ce premier long-métrage de Jean-Luc Godard devenu le manifeste de la Nouvelle Vague et un film culte. Ce rôle le propulse parmi les acteurs français en vue. Des décennies plus tard, le film n'a pas pris une ride et parle encore à toutes les générations par sa modernité. On se souvient de la réplique de Belmondo, face caméra: "Si vous n'aimez pas la mer, si vous n'aimez pas la montagne, si vous n'aimez pas la ville, allez vous faire foutre". L'acteur tournera un autre film de Godard resté à la postérité, Pierrot le fou.

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"L'Homme de Rio" en 1964

Deux ans après le succès de Cartouche, un film de cape et d'épée avec Claudia Cardinale, il tourne à nouveau avec Philippe de Broca, qu'il retrouvera deux ans plus tard Les Tribulations d'un Chinois en Chine. Destination cette fois le Brésil pour un film tourbillonnant à 200 à l'heure, avec l'étincelante Françoise Dorléac.

On suit avec gourmandise les aventures rocambolesques du soldat de deuxième classe en permission Adrien Dufourquet qui vole au secours de sa fantasque fiancée Agnès jusqu'au coeur de la forêt amazonienne. Belmondo y assure lui-même les cascades, s'offrant au passage une belle frayeur. "Quelle aventure", lance-t-il à son camarade bidasse, qui lui raconte son trajet dans les embouteillages pour rejoindre le train.

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"La Sirène du Mississipi", en 1969

Après Françoise Dorléac, sa soeur Catherine Deneuve... François Truffaut réunit les deux acteurs en vue du moment pour une histoire d'amour sous le soleil de La Réunion. Après avoir passé une annonce matrimoniale, Louis Mahé a fait venir sur l'île Julie, arrivée par paquebot. La belle n'a décidément rien à voir avec celle avec laquelle il a longuement correspondu. Mais qu'importe, Paul est totalement subjugué par la jeune femme qui se révèle aussi mystérieuse que vénéneuse.

Le film ne rencontre pas son public à sa sortie mais devient un classique avec le temps. Avec notamment ce dialogue devenu culte: "Quand je te regarde, c'est une souffrance, tu es si belle" - "Hier, tu disais que c'était une joie" - "Oui, c'est une joie et une souffrance".

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"Borsalino", en 1970

Ce film de Jacques Deray réunit pour la première fois à l'écran les deux grandes stars masculines du cinéma français, Jean-Paul Belmondo et Alain Delon. Très grand succès auprès du public conquis par les aventures de ces deux voyous, Capella et Siffredi, qui veulent devenir les caïds de la pègre marseillaise.

Un succès toutefois entaché par la brouille, à la ville, entre les deux hommes pour une histoire d'affiche qui finira devant la justice et affectera durablement les relations de ces monstres sacrés. On ne reverra Belmondo au côté de Delon au cinéma que 28 ans plus tard dans Une chance sur deux de Patrice Leconte.

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"Le Magnifique", en 1973

Face à Jacqueline Bisset, Jean-Paul Belmondo est Le Magnifique, dans cet hilarant pastiche de film d'espionnage. Bébel y est François Merlin, écrivain timide, qui s'est inventé un double littéraire, agent secret à la vie tumultueuse, le flamboyant Bob Sinclar. Cette quatrième collaboration avec Philippe de Broca se déroule cette fois-ci au Mexique.

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"L'As des as" (1982)

Dans les années 70 et 80, les grands succès commerciaux et les films à "cascades" se suivent pour Bebel. Du Cerveau à L'As des as, en passant par Peur sur la ville et L"Animal, il joue alors à quatre reprises dans les films les plus vus de l'année en France, égalant le record de Fernandel et n'étant dépassé que par Louis de Funès.

Sous la direction de Gérard Oury, il est Jo Cavalier, ancien pilote de la Première Guerre mondiale qui, 20 ans plus tard, est devenu entraîneur de boxe et doit se rendre en Allemagne nazie pour les Jeux olympiques de 1936. Véritable triomphe au box-office avec plus de 5 millions d'entrées.

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"Itinéraire d'un enfant gâté", en 1988

Claude Lelouch offre là à Jean-Paul Belmondo son dernier très grand rôle au cinéma, couronné du César du meilleur acteur. Il est Sam Lion, abandonné par sa mère alors qu'il était encore bébé, recueilli par un forain et devenu un enfant de la balle.

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Reconverti dans les affaires après une chute au cirque, il gère une entreprise de nettoyage florissante mais décide un beau matin de tout plaquer pour parcourir le monde sous un faux nom. Un an après l'échec du Solitaire, le film rencontre un grand succès au cinéma, avec plus de 3 millions d'entrées.

Article original publié sur BFMTV.com

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