Mort de Jean-Louis Murat : l’âme du paysan a rejoint la terre

Jean-Louis Murat n’avait pas choisi son nom de scène par hasard : Murat-le-Quaire, c’était le nom du village où ses grands-parents possédaient une ferme — isolée. Salué par le triangle d’or de la critique parisienne — Libération, Télérama, Inrockuptibles —, Jean-Louis Murat n’aura pourtant cessé durant toute une carrière riche en productions personnelles et en collaborations nourries par un grand éclectisme — de Mylène Farmer à Indochine — de rendre hommage à la terre paysanne qui l’avait vu grandir.

Fils d’un charpentier-menuisier, tricotant de la musique en amateur, et d’une couturière, c’est dans ce hameau surplombant la Bourboule que ce chanteur, né en janvier 1952 à Chamalières, aura passé une grande partie de son enfance. C’est dans son fief du Puy-de-Dôme, une ferme — isolée — où le vent aurait pu décorner un bœuf, que l’Auvergnat est mort ce jeudi matin.

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Jean-Louis Murat s’appelait en fait Jean-Louis Bergheaud et c’est ainsi d’ailleurs qu’il a longtemps déposé ses chansons à la Sacem pour éviter d’être confondu avec un homonyme. Quand les radios découvrent son single Si je devais manquer en toi en 1987, Jean-Louis Murat n’est déjà plus un perdreau de l’année. Comme il le regrettera souvent, sa reconnaissance a été pour le moins tardive : à 35 ans, le chanteur a déjà failli à plusieurs reprises mettre un terme à sa carrière.

William Sheller le repère

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