Mort de Jacqueline Sauvage, graciée pour le meurtre de son époux violent

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Jacqueline Sauvage, 72 ans, devenue un symbole des violences conjugales après sa condamnation pour le meurtre de son époux violent puis graciée, est décédée et ses obsèques ont eu lieu ce mardi 28 juillet, a-t-on appris mercredi auprès d'une de ses filles et d'une de ses avocates.

Selon le quotidien La République du Centre qui a révélé l'information, elle est décédée le 23 juillet à son domicile de La Selle-sur-le-Bied (Loiret), commune d'un millier d'habitants où s'est noué le drame conjugal.

"Je suis extrêmement triste, je suis très choquée", a confié à l'AFP l'une de ses avocates, Nathalie Tomasini, qui a eu confirmation du décès par la famille. "Jacqueline Sauvage, par son histoire, par son affaire, a participé à éveiller les consciences par rapport à l'existence de ces femmes qui se sont battues pendant des années dans le huis clos familial et dans l'omerta de la société", a-t-elle déclaré.

Condamnée en 2014 à dix ans d’emprisonnement pour le meurtre, en 2012, de son mari dont elle avait subi les violences pendant près de 50 ans, Jacqueline Sauvage avait reçu le soutien de nombreuses personnalités politiques et du monde du spectacle. En 2016, après une condamnation en appel et le refus de sa demande de libération conditionnelle, François Hollande lui avait accordé une remise gracieuse du reliquat de sa peine d’emprisonnement, sans que sa condamnation ne soit effacée. La décision de l'ancien président de la République avait soulevé de nombreuses critiques, notamment parmi les magistrats.

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