Mort de Graeme Allwright, chanteur humaniste français

Le chanteur français d’origine néo-zélandaise Graeme Allwright, connu notamment pour avoir adapté de nombreuses chansons d’artistes folk américains en français, est décédé ce dimanche 16 février à l’âge de 93 ans.

Chanteur, traducteur, guitariste, comédien, apiculteur et professeur d’anglais, Graeme Allwright fut tout cela à la fois. Après une enfance passée en Nouvelle-Zélande, il part faire du théâtre à Londres et y rencontre la comédienne Catherine Dasté avec qui il s’installe en France.

Dans les années 1960, il tente sa chance dans les cabarets parisiens. Il est repéré par Colette Magny et Marcel Mouloudji qui le pousse à enregistrer son premier album.

Suivra un contrat avec Philips et deux disques qui feront découvrir au grand public français la protest song, ces chansons engagées et pacifistes nées dans le sillage de la contre-culture américaine. Grâce à lui, les Français découvrent Pete Seeger, Woody Guthrie, mais aussi Leonard Cohen.

Notoriété discrète

Cependant, le Français d’adoption écrit également ses propres textes, s’engage pour la non-violence ou contre les essais nucléaires et la société de consommation. Certaines de ses chansons deviennent d’ailleurs des classiques comme « Jolie bouteille », « Petit garçon » ou encore « Il faut que je m’en aille ».

Très populaire auprès des jeunes, celui qui aurait pu devenir une star préfère prendre ses distances avec l’industrie du spectacle. Malgré une notoriété discrète, Graeme Allwright reste un artiste très apprécié en France par plusieurs générations pour son engagement et son authenticité.

En 2010, la prestigieuse Académie Charles Cros lui a décerné un grand prix pour l’ensemble de sa carrière.