Mort de Ghislaine Dupont et Claude Verlon: 9 ans après, de nouvelles demandes de déclassification

RFI

Nouvelles demandes de déclassification de documents secret-défense, analyses téléphoniques : neuf ans après l'enlèvement et l'assassinat de nos collègues Ghislaine Dupont et Claude Verlon à Kidal (nord du Mali) par des jihadistes d’Al-Qaïda au Maghreb islamique, le point sur les dernières avancées de l’enquête.

L’essentiel du travail des enquêteurs s’est concentré ces douze derniers mois sur l’analyse des relevés téléphoniques des protagonistes du drame, et notamment des puces retrouvées dans le véhicule abandonné par les ravisseurs. Les fadettes de l’opérateur Malitel, obtenues de haute lutte il y a un peu plus d'un an, sont venues compléter celles d’Orange Mali déjà versées au dossier. L’analyse des experts de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) est loin d'être terminée, mais elle permet déjà d’élargir le spectre des suspects.

« Il faut rester évidemment très prudent, mais de nouvelles personnes apparaissent, explique Danièle Gonod, la présidente de l’Association des amis de Ghislaine Dupont et Claude Verlon, partie civile dans le dossier. Certaines sont identifiées, d’autres devront l’être, mais ces nouvelles informations mettent en évidence que loin d’être une organisation opportuniste de quelques sous-fifres jihadistes, il s’agit en fait probablement d’un vaste réseau qui a prémédité et organisé avec minutie le rapt de Ghislaine et Claude qui ont été suivis dès leur arrivée à Kidal et tous les jours qui ont précédé leur enlèvement. »

Les enquêteurs doivent encore recouper et comparer ces données téléphoniques pour tenter d'identifier formellement les complicités qui ont rendu possible l'enlèvement de nos confrères.

Secret-défense


Lire la suite sur RFI