Mort du général Soleimani : à Beyrouth, la colère chez les sympathisants du Hezbollah et l'inquiétude

Aurélien Colly

Depuis la mort du général Qassem Souleimani, tué dans un raid américain à Bagdad, en Irak, la tension est forte dans la région. Au Liban, l’influence iranienne passe par le Hezbollah, à la fois milice et parti politique qui domine la communauté chiite libanaise. Son chef, qui était un proche du général Souleimani, a appelé à la vengeance. Les États-Unis, ainsi que la France, ont appelé leurs ressortissants à la prudence.

Un chef respecté au Liban

Assis dans sa boutique, en train de boire un thé, Hassan suit les réactions à la mort du général sur la chaîne de télévision du Hezbollah. "Bien sûr qu'il était respecté parce qu'il nous aidait, nous les Libanais, face au danger israélien", commente le commerçant, en référence au rôle du général iranien pour coordonner l'aide militaire de Téhéran au Hezbollah libanais.

On s'attend à des représailles de taille et c'est normal. Si on ne répond pas aux Américains, ils se croient tout permis. Il faut leur répondre.

Hassan, un commerçant

Un désir de vengeance que l'on retrouve aussi chez Zaina, croisée un peu plus loin : "C'était un grand chef. On regrette sa perte. On est en colère et il faut une réponse forte de l'Iran, à la hauteur du personnage", explique cette mère de famille. Un personnage discret mais la clef de voûte de l'influence iranienne (...)

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