Mort de Françoise Hardy : des yéyé à la pop, toute une vie en mélodies

Portait de Françoise Hardy, dans l'émission de Jean-Christophe Averty, « Au risque de vous Plaire » en 1967.  - Credit:DALMAS/SIPA / SIPA / DALMAS/SIPA
Portait de Françoise Hardy, dans l'émission de Jean-Christophe Averty, « Au risque de vous Plaire » en 1967. - Credit:DALMAS/SIPA / SIPA / DALMAS/SIPA

Elle est entrée dans le métier comme par effraction, avec un incroyable culot et une sacrée chance : une simple mélodie, « Tous les garçons et les filles », fera d'elle l'idole des yéyé. Elle passera le reste de sa vie à prouver qu'elle valait mieux qu'un refrain pour midinette. Pour Françoise Hardy, morte mardi soir à l'âge de 80 ans, la chanson était plus qu'une lubie : une passion, un engagement, une thérapie, illustrant ses doutes, sa vie, ses vagues à l'âme et sa singulière relation à l'être aimé, toujours fuyant, sans cesse présent.

Quelques cours de piano et une initiation au solfège suffiront à lui former l'oreille musicale. Pour le reste, elle fera de son insatiable curiosité, de son goût pour le rock et la pop qui ne l'a jamais quittée, les sources de son inspiration et de ses compositions.

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