Avec la mort de Florian Schneider, cofondateur de Kraftwerk, l'électro pleure l'un de ses pionniers

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« La fête est finie » proclamaient les néons clôturant la passionnante exposition sensorielle et immersive que consacrait, en avril 2019, la Philharmonie de Paris à l’électro, de Kraftwerk à Daft Punk. Elle est en tout cas, aujourd’hui, bien ternie par l’annonce ce 6 mai de la disparition fin avril de Florian Schneider-Esleben, co-fondateur avec Ralf Hütter, à Düsseldorf, dans les années 70, du légendaire groupe allemand Kraftwerk.

discret pionnier des musiques électroniques

Ce discret pionnier des musiques électroniques, élevé à dure école du Conservatoire et de la pratique du violon, et sensibilisé à la structure sonore par un père architecte moderniste, à qui on doit, entre autres l’aéroport Konrad Adenauer de Cologne, a non seulement imprimé son époque de ses sons, mais aussi toutes celles à venir.

Celles où les machines pourraient désormais se substituer aux humains. Et où la modernité technologique serait bien plus qu’un gadget. Les robots de Daft Punk ont, près de vingt-cinq ans plus tard, bien compris le message. Ce ne sont que, sous des casques futuristes et brillants, et en utilisant le vocodeur déformant la voix pour en faire une phonation synthétique, marque de fabrique de Kraftwerk, que Thomas Bangalter et Guy-Manuel de Homen-Christo se dévoilent en public et en concert.

les hommages ont fleuri

Evidemment les hommages ont fleuri, de Giorgio Moroder, pape italien de la dance, qui salue sur Instagram la mémoire de «

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