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La mort d'une orque à Marineland en octobre due à une septicémie

Une orque saute lors d'un spectacle au Marineland d'Antibes dans les Alpes-Maritimes, le 17 mars 2016 (VALERY HACHE)
Une orque saute lors d'un spectacle au Marineland d'Antibes dans les Alpes-Maritimes, le 17 mars 2016 (VALERY HACHE)

Le décès de l'orque Moana en octobre est dû à une "septicémie", a annoncé mercredi le parc zoologique de Marineland à Antibes (Alpes-Maritimes) confronté à des question sur la santé de ses trois autres orques avant leur possible départ.

Moana, un mâle de 12 ans, était décédé en octobre. Quelques semaines auparavant, la justice française avait exigé une expertise sur son état de santé et sur celui d'une des trois autres orques en captivité.

L'autopsie finale, après analyses et "tests approfondis dans des laboratoires spécialisés du monde entier", a permis de déterminer que "la perte soudaine et inattendue de l'animal est due à une septicémie bactérienne aiguë qui survient naturellement dans la nature", a affirmé Marineland dans un communiqué.

Troisième orque au monde née par insémination artificielle - et première en Europe -, Moana avait toujours vécu au Marineland. Sa mère Wikie (22 ans) y vit encore, avec Inouk (23 ans) et Keijo (neuf ans), tous trois nés à Antibes.

Le sort de ces orques inquiète l'association de protection des animaux One Voice, sachant qu'une loi de 2021 contre la maltraitance animale interdira à partir de décembre 2026 les spectacles d'orques et de dauphins en France.

Vont-elles partir vers un zoo japonais? La question est en suspens puisque le tribunal de Grasse (Alpes-Maritimes) a ordonné en janvier au Marineland de garder ses orques au moins quatre mois, jusqu'à la remise du rapport d'expertise définitif sur leur santé.

Mercredi, One Voice a proposé, avec l'organisation américaine Whale Sanctuary Project, de "collaborer" avec le Marineland et le gouvernement français afin d'envisager un transfert des orques vers un sanctuaire côtier en Nouvelle-Écosse, au Canada.

L'association milite de longue date pour qu'elles soient accueillies dans un sanctuaire marin et non envoyées continuer les spectacles dans un pays moins protecteur. Mais le zoo fait valoir que la France n'a pas créé de tel sanctuaire.

Ouvert en 1970, le parc Marineland d'Antibes indique accueillir en moyenne 750.000 visiteurs par an.

san/iw/sp