Mort d'Elizabeth II: le Commonwealth, vrai instrument d’influence diplomatique?

Avec la disparation de la reine, le Commonwealth, organisation intergouvernementale composée de 56 États, fait désormais face à un avenir incertain dans les mains du roi Charles III. Souvent critiqué pour n'être qu'une façade sans substance, le Commonwealth n’en reste pas moins un moyen pour certains États africains de se faire une place sur la scène internationale.

L’héritage qu’Elizabeth II laisse au monde s’étend bien au-delà des frontières du Royaume-Uni. Vestige de « l’Empire sur lequel le soleil ne se couche jamais », le Commonwealth reste sans doute l’un des emblèmes phares de son règne. S’il fut pensé comme un outil majeur d’influence culturelle et de diplomatie pour le Royaume-Uni au moment de sa création, le Commonwealth est aujourd'hui devenu une organisation intergouvernementale avant tout symbolique, dont l’utilité est régulièrement questionnée. À sa tête pendant ses 70 ans sur le trône, la souveraine défunte passe désormais le flambeau au roi Charles III.

L’organisation compte 56 États-membres répartis sur les cinq continents, dont 15 pays reconnaissant le souverain britannique comme unique monarque et chef d’État, parmi lesquels l’Australie, le Canada, la Jamaïque ou encore la Nouvelle-Zélande.

Tout au long de ses années en tant que reine d’Angleterre, elle tisse des liens privilégiés avec les dirigeants des pays membres décolonisés, tout en leur offrant une tribune pour être vus et entendus. Une raison pour laquelle de nombreux pays d’Afrique tentent progressivement d’intégrer le club anglophone.


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