Mort d'Elizabeth II : les marottes de Charles, nouveau roi d'Angleterre

Le prince Charles rend visite aux employés du Royal Mail, les services postaux britanniques, à Cirencester (comté de Gloucestershire), le 18 décembre 2020.  - Credit:AVALON / MAXPPP / PHOTOSHOT/MAXPPP
Le prince Charles rend visite aux employés du Royal Mail, les services postaux britanniques, à Cirencester (comté de Gloucestershire), le 18 décembre 2020. - Credit:AVALON / MAXPPP / PHOTOSHOT/MAXPPP

Le prince héritier laisse le souvenir d'un homme de convictions qui aimait s'affranchir de toute contrainte pour forcer la monarchie à épouser la modernité, quitte à lui faire perdre un peu de son éclat. Qu'en sera-t-il sur le trône ? Après la mort de sa mère Elizabeth II, ce jeudi 8 septembre, Charles devient roi.

Première ligne directrice, l'action caritative du prince Charles, qu'atteste le formidable réseau philanthropique, le Prince's Trust, fondé en 1976 avec sa retraite d'officier de marine. Cet organisme chapeaute une vingtaine d'organisations d'aide aux jeunes en rupture avec la société, aux élèves en décrochage scolaire, aux chômeurs en fin de droits, aux ex-détenus ou aux adolescents placés en famille d'accueil. Grâce à ce réseau dynamique et fortement médiatisé, Charles a pu exercer sa communion avec les malheurs du monde. Le prince communique brillamment avec cet auditoire blessé par la vie. Convaincant, il a cette vertu de pouvoir conjuguer écoute et respect avec une empathie dénuée de toute hypocrisie. Il s'agit d'un maillage serré d'organisations et d'individus dont les fidélités éparses se sont consolidées au fil des ans.

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Deuxième indication, le nouveau souverain a défendu l'œcuménisme religieux en contestant la primauté de l'Église d'Angleterre, religion d'État. Le prince s'est déclaré fasciné par les aspects sacrés du soufisme musulman, par la liturgie catholique du Moyen Âg [...] Lire la suite