Mort d'Elisa Pilarski: le coût des expertises peut-il entraver une enquête judiciaire?

1 / 2

Mort d'Elisa Pilarski: le coût des expertises peut-il entraver une enquête judiciaire?

Dans les séries policières américaines, les enquêteurs résolvent les affaires en multipliant test ADN, expertises balistiques et autres examens médico-légaux. Dans la réalité, ces derniers sont loin de disposer d'autant de moyens pour accéder "à la manifestation de la vérité". Elisa Pilarski, 29 ans, a été tuée dans la forêt de Retz, dans l'Aisne, le 16 novembre dernier, par un ou plusieurs chiens. Trois mois plus tard, les prélèvements effectués sur les 67 chiens mis en cause n'ont toujours pas été analysés.

La juge d'instruction a refusé un premier devis, en raison de son coût prohibitif. Comme souvent, les magistrats sont prudents et réfléchissent à deux fois avant d'avoir recours à un examen onéreux dont le résultat ne serait pas nécessairement probant.

Un devis à 200.000 euros

Vendredi, la juge d'instruction en charge de l'enquête a confirmé que les analyses n'avaient pas été effectuées car le laboratoire lui avait envoyé un premier devis de "200.000 euros".

"Contrairement à ce qui a été affirmé par certains médias, les expertises ADN ne sont absolument pas abandonnées. Elles vont être bel et bien menées. La procédure a juste pris un peu de retard en raison de la cherté du devis présenté par le laboratoire privé initialement sollicité", a-t-elle fait savoir à l'Agence France Presse.

Maître Alexandre Novion, l'avocat du compagnon de la victime, nous avait au préalable également fait état d'un coût...

Lire la suite sur BFMTV.com

A lire aussi