Mort d'Adama Traoré: une nouvelle expertise met en cause les gendarmes

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Une nouvelle expertise dans l'affaire de la mort d'Adama Traoré met en cause les forces de l'ordre. Dans ce document dévoilé par le journal « L'Obs ce lundi 8 février, des médecins belges évoquent un lien possible entre le décès de ce jeune homme âgé de 24 ans, en juillet 2016, en pleine canicule dans une caserne du Val d'Oise, et les méthodes employées par les gendarmes pour l'interpeller.

Juste avant de mourir, Adama Traoré a été victime d'un « coup de chaleur » conséquence de sa course-poursuite en pleine canicule avec les gendarmes qui tentaient de l'arrêter. Et les effets de ce coup de chaud ont pu être aggravés par les militaires qui ont immobilisé le jeune homme sur le ventre et l'ont menotté dans le dos.

Voilà ce qu'estiment les médecins belges mandatés par la justice française en juillet dernier. Des experts qui précisent qu'il n'y a pas eu de « plaquage ventral », comme l'affirme la famille de la victime. Mais que sans « ces manœuvres de contrainte », Adama Traoré ne serait probablement pas mort.

Ces conclusions contredisent les expertises officielles menées jusqu'à présent qui dédouanent les gendarmes et expliquent le décès du jeune homme par ses antécédents médicaux. Pour les médecins belges, les pathologies dont souffrait Adama Traoré ont pu avoir une influence sur l'issue fatale, mais n'ont pas été déterminantes.

La famille du jeune homme, qui depuis le début de l'affaire pointe du doigt la responsabilité des gendarmes, se dit satisfaite de cette nouvelle expertise.

Quant à l'avocat des militaires mis en cause, il rappelle que les trois hommes n'ont fait qu'utiliser les « gestes réglementaires » face à une personne qui se rebellait.