Mort d’Amor à Montreuil : 15 et 24 ans de prison pour les accusés

Carole Sterlé
Bobigny, mardi, au dernier jour du procès. La famille d’Amor avait revêtu un tee-shirt blanc à l’effigie de leur frère

La cour d’assises de la Seine-Saint-Denis a suivi les réquisitions de l’avocate générale. La défense avait demandé l’acquittement.


« Du moment qu’ils sont reconnus coupables et que la préméditation est retenue, ça va », dit, soulagé, un frère d’Amor, au lendemain du verdict de la cour d’assises de la Seine-Saint-Denis. Douloureux hasard de calendrier, ce verdict est arrivé le jour anniversaire d’Amor, né un 29 janvier. Il aurait eu 34 ans.

Après un long délibéré, la cour a reconnu coupables d’assassinat Moussa Marega, et de complicité d’assassinat Mahamadou Sy. Elle les a condamnés à 14 et 25 années de réclusion, conformément aux réquisitions de l’avocate générale, qui demandait 15 et 25 ans. Ils encouraient la perpétuité.

Tué d’une balle dans le cœur

Le soir du 3 juillet 2014, Amor, Montreuillois de 29 ans, gardien d’école à Paris, avait été tué d’une balle dans le cœur au pied de sa cité Jean-Moulin, alors qu’il discutait avec des amis, assis sur un banc, après la rupture du jeûne du ramadan.

Le tueur était passager d’un scooter. Il avait pris le temps de descendre, de viser et de tirer. Dans sa fuite, le scooter a chuté, et son conducteur, Mahamadou Sy a été rattrapé par la police.

Mais pendant plus de quatre ans et jusqu’à la fin du procès, il est resté mutique sur le passager qu’il transportait, et dont il a prétendu ignorer le projet meurtrier. « Il a choisi de donner sa loyauté à la loi du milieu plutôt qu’à la justice », en a déduit l’avocate générale Olivia Farges, suivie par la cour dans sa démonstration.

Jusqu’au bout, l’accusé a démenti

Moussa Marega avait été arrêté plus tard. Désigné par la rumeur, confondu par son ADN retrouvée sur une visière abandonnée par le tireur en fuite, et reconnu comme tel par un témoin sous X, sans alibi. Jusqu’au bout, il a démenti avoir été le passager de ce puissant deux-roues, qui a pris le temps de viser et de tuer un innocent.

Car s’il y avait un compte à régler, ce n’était pas avec Amor. Il n’avait rien à voir avec les (...)

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