Mort du chanteur Arno: retour sur sa carrière en cinq chansons emblématiques

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Arno en décembre 2010 à Reims - François Nascimbeni - AFP
Arno en décembre 2010 à Reims - François Nascimbeni - AFP

Pendant cinq décennies, la voix rocailleuse d'Arno a résonné sur la scène francophone. Le rockeur belge, mort samedi à l'âge de 72 ans après deux ans de bataille contre un cancer du pancréas, laisse derrière lui une discographie riche et éclectique, où les piano-voix ont autant leur place que les orchestrations rock, et où les chansons originales côtoient bon nombre de reprises.

De ses débuts avec le groupe TC Matic, à ses morceaux plus récents qui sonnent aujourd'hui comme un retour aux origines, retour sur ses cinquante ans de carrière à travers cinq de ses chansons les plus représentatives.

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Putain putain

Avant de se faire une place en solo, Arno a entamé sa carrière en montant le groupe TC Matic au début des années 1970. C'est cette formation qui lui offre l'un de ses premiers grands succès: Putain Putain, morceau au rock au titre forcément accrocheur pour un hommage provocateur à l'Europe.

"Putain, putain, c'est vachement bien / Nous sommes quand même tous des Européens", chantait le groupe dans ce refrain.

La chanson a suivi Arno durant tout son parcours, si bien que nombre d'hommages rendus depuis l'annonce de sa mort citent le morceau. En février dernier, à l'occasion de l'une de ses dernières apparitions sur scène, il avait interprété le morceau en duo avec Stromae.

Les Filles du bord de mer

Avance rapide: en 1993, Arno vogue en solo depuis sept ans. Il vient de sortir son quatrième album, Idiots Savants, qui se conclut sur une reprise: Les Filles du bord de mer, titre de Salvatore Adamo sorti en 1964.

C'est l'une des spécialités du rockeur: revisiter des standards venus de tous les horizons musicaux. Il s'est également attaqué Serge Gainsbourg (Elisa) aussi bien qu'aux Rolling Stones (Mother's Little Helper) ou à Queen (I Want To Break Free). Autant de relectures qu'il avait réunies en 2008 dans la compilation Covers Cocktail.

Dancing Inside My head

C'est également sur Idiots Savants que figure un autre de ses titres les plus emblématiques, Dancing Inside My Head. Cette chanson rend compte de la propension d'Arno à passer du français à l'anglais, et parfois au flamand, sur un même disque.

Dancing Inside My Head a été choisi comme titre du documentaire de Pascal Poissonnier sorti en 2016: le réalisateur s'était employé à suivre le chanteur dans le processus de création de son album Human Incognito.

• Les Yeux de ma mère

En 1995, Arno sort son cinquième album solo, À la française, sur lequel figure le titre Les Yeux de ma mère. Cet hommage à sa mère, qui allie refrain lyrique ("Dans les yeux de ma mère, il y a toujours une lumière / L'amour je trouve ça toujours, dans les yeux de ma mère") et couplets surréalistes ("C'est elle qui sait que mes pieds puent / C'est elle qui sait comment j'suis nu / Mais quand je suis malade / Elle est la reine du suppositoire") deviendra l'un de ses morceaux les plus emblématiques.

Oostende bonsoir

Arno dévoile l'album Santeboutique en 2019, l'avant-dernier qu'il aura publié de son vivant. On peut y entendre Oostende bonsoir, hymne mélancolique aux soirées passées dans cette ville côtière de la région flamande.

C'est aussi la ville qui l'a vu naître, le 21 mai 1949, dans laquelle il a grandi et avec laquelle il a toujours gardé une attache très forte. Ostende était déjà apparue dans son oeuvre, notamment à travers sa reprise de Comme à Ostende sortie en 1995.

Les hommages se multiplient depuis l'annonce de sa disparition. Du monde de la chanson française, avec Mireille Mathieu ou Stromae, au palais royal belge, en passant par la classe politique, de nombreuses personnalités saluent la mémoire du chanteur.

Article original publié sur BFMTV.com

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